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et la conformité, et l'idiotie ... et la barbarie. LE
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ÉDUQUER AUTREMENT... ENSEIGNER AUTREMENT...VIVRE AUTREMENT ? "montrer que prendre le risque de faire l'école autrement n'en est pas un. C'est en effet, prendre un bien plus grand risque encore, parce qu'il s'agit d'enfants, de continuer à appliquer des méthodes dont on connaît les limites et la nocivité."
"Depuis trente ans, tout ou presque a été expérimenté par l'éducation nationale." Ben oui ..."Presque !" : QUESTIONS
POUR
UN PROJET
Profitant de leur autonomie croissante, ils concoctent leurs propres recettes, et cela marche. Mais il n'existe rien en France qui permette de diffuser ces expériences réussies." ... Ah bon ?
Et les publications de l'Icem-Freinetet autres mouvements pédagogiques ? ... et éventuellement,
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Une France réactionnaire reléguée au second rang au XXe siècle, sauf durant Vichy, arrive au premier rang, racornie, chauvine, souverainiste... ... Certes, il nous faut d'abord résister à la barbarie qui monte. Mais le "non" d'une résistance doit se nourrir d'un "oui" à nos aspirations. La résistance à tout ce qui dégrade l'homme par l'homme, aux asservissements, aux mépris, aux humiliations, se nourrit de l'aspiration, non pas au meilleur des mondes, mais à un monde meilleur. Cette aspiration, qui n'a cessé de naître et renaître au cours de l'histoire humaine, renaîtra encore. ... 84%
estiment qu'actuellement le racisme est «un phénomène
répandu», témoignant un écart entre visions
objectives et subjectives du racisme,
... Il va
sans dire que pour être compréhensible d’enfants il faut leur
parler comme à des enfants.
... de nombreux messages
ont été tout bonnement éjectés de Waka
par l’équipe de Skyrock qui est en charge de la gestion du site.
«
Nous n’enlevons que les messages redondants », affirme Saussez.
Sauf que les trois quarts des messages censurés critiquent l’Hadopi,
la carte musique jeune à 50 euros que veut instaurer le gouvernement,
ainsi que le tutoiement.
Infections
urinaires à répétition, mycoses, occlusions intestinales…
... Il convient donc simplement
de gérer au mieux un certain nombre de problèmes, plus ou
moins urgents, qui se posent.
... En effet, dire gouvernement
« socialiste », ou « social-démocrate »,
ou encore « conservateur », ou « libéral »,
et l’appeler « pouvoir »,
L'Europe sait-elle
ce que nécessitent ses objectifs ?
Les bureaucrates de l'Union
européenne, qui ont l'humour bien caché, ont choisi la date
du 14 juillet pour signer un accord historique avec le Brésil.
... sous
la pression des riches, les gouvernements font payer aux pauvres la facture
de la spéculation financière.
Tout fout'le camp !
... avoir
des parents propriétaires aujourd'hui est un élément
qui devient essentiel,
... "en
France il y a une compétition méritocratique qui se présente
comme une compétition ouverte.
En
filmant de l'intérieur le quotidien de l'école Saint-Projet
à Bordeaux,
Au-delà de l’insécurité,
inacceptable, nous subissons, et chaque jour davantage, l’enclavement,
le chômage, l’échec scolaire, le mal-logement, et une pénurie
des services publics. Les habitants souffrent au quotidien, et nourrissent
un sentiment d’abandon qu’une grande partie de la société
française a du mal à concevoir.
...
«
On est préoccupés justement parce que ce sont les programmes
préférés des 11-15 ans »,
analyse Françoise Laborde.
... des
parents et professionnels de la petite enfance ont multiplié les
mobilisations contre un texte qui prévoit d'assouplir les règles
d'accueil dans les crèches dans le but d'accueillir
davantage d'enfants...
- Les fichiers de l’Education
nationale (Xavier Darcos, Luc Chatel) : Jamais une administration n'avait
accumulé en si peu de temps de nouveaux fichiers nominatifs, de
Base élèves (dès 3 ans) au "livret de compétences",
en passant par ceux qui "décrochent" du système éducatif...
+
Mention spéciale fichiers.
- Nadine Morano, secrétaire d’Etat chargée de la Famille : Pour manque de vigilance sur le respect des Droits de l'enfant (dossier Base élèves) et pour se pencher sur la notion floue de "information préoccupante" pour justifier le viol de la vie privé et familiale et le recours au "secret partagé" des organismes d'action sociale. - Le Groupe Scolaire Saint-Denis, à Loches : Non content de vidéosurveiller les toilettes (ce que la loi interdit), l’infirmerie, le CDI, les couloirs et salles d’étude, le groupe scolaire Saint Denis prenait également les empreintes digitales des élèves à la cantine (ce qui est également interdit). En ayant oublier de demander l'autorisation de la CNIL ! - La novlangue d’Alex Turk, président de la CNIL : Le président de la CNIL, qui "ne se bat plus sur le terrain de la sémantique", est toujours très en verve pour tourner des phrases orwelliennes. De la novlangue pur jus à lire sans modération. - Les "voisins vigilants" : Sont nommés pour ce prix, les instigateurs - Le Ministère de l'Intérieur -, les exécuteurs - les préfets, les maires et leurs adjoints à la sécurité - et les français qui se prêtent à ce jeu de délation/surveillance de leurs concitoyens. - Les journalistes qui font le boulot de la police : Par conviction ou complaisance, des journalistes zélés sont toujours là pour souffler sur la braise sécuritaire, amplifier les faits divers pour servir le politique, pour emprunter des méthodes policières ou même collaborer ouvertement avec les services officiels. Leur réthorique emprunte très souvent à la novlangue. + Mention spéciale médias.
L’Union européenne se veut à l’avant-garde en ce qui concerne la surveillance de nos faits et gestes au nom de la sécurité. Pour certains, les nouvelles technologies nous protègent. Pour d’autres, comme le juriste Raf Jespers, elles violent le droit fondamental à la vie privée. "Le respect de la vie privée ? C’est un concept du XXe siècle." dixit Mark Zuckerberg, le fondateur du réseau social Facebook, qui vend ses données aux entreprises qui raffolent de profils de consommateurs. Google ne fait pas mieux : il suit votre manière de surfer sur le net et vous bombarde de publicités ciblées. Les pouvoirs publics – n’était-ce pas l’instance qui devait garantir votre vie privée ? – en profitent aussi. Il semblerait que la CIA recueille des informations à partir de Facebook, mais aussi de Twitter, Flickr, Amazon et de nombreux autres sites, sur des politiciens, des journalistes, des universitaires, des critiques, des faiseurs d’opinion, des ONG, etc. ?? Alors que Google est sans cesse l’objet de critiques de la part de l’Europe parce qu’il surveille votre comportement sur Internet, l’UE, quant à elle, va encore plus loin : en 2006, elle a rédigé la fameuse directive sur la conservation des données, par laquelle elle oblige les opérateurs téléphoniques et les fournisseurs d’accès à Internet à conserver tous vos appels et vos recherches en ligne pendant au moins deux ans et à les débloquer dès que des services publics le demandent. Quelques Etats membres ont déjà adopté la directive mais ils ont été rappelés à l’ordre par leurs plus hautes instances judiciaires. "Depuis les attentats du 11 septembre 2001 des lois qui limitent le droit à la vie privée, ont été votées dans pratiquement tout le monde occidental" (Raf Jespers) En avril, une déclaration écrite “sur la création d’un système d’alerte rapide européen (SARE) contre les pédophiles et les auteurs de harcèlements sexuels” a été déposée au Parlement européen. Derrière est caché un autre objectif : obliger les moteurs de recherche (Google, Yahoo, Bing et les autres) à conserver des données. Il y a une semaine, en découvrant la teneur réelle du texte, des eurodéputés ont retiré leur nom de la liste des signataires de cette déclaration. Au-delà, cela pose de nouveau la question de l’instrumentalisation de la lutte contre la pédo-pornographie pour faire voter des lois enfreignant les libertés fondamentales ... Big
Brother, en vrai ? En pire.
videosurveillance : et d’autres actions de prévention et de sécurité qui en découle“. Le rapport de la Chambre régionale des comptes relève ainsi Lyon a dépensé “7 284 290 euros entre 2001 et 2008 pour l’installation de 124 caméras (soit une moyenne de 58 744 euros par caméra)“, et qu’elle y consacre en moyenne environ 850 000 euros par an depuis 2003 (chiffre qui devrait grimper à 1,5 millions de 2009 à 2011), et que la ville dépense en moyenne 200 000 euros par an en maintenance, soit 1,7 millions d’euros pas an, à quoi il convient de rajouter le salaire des 29 employés, “soit au moins 900 000 euros, sans doute un peu plus“, mais également le coût des locaux, de leurs équipement et de leur fonctionnement. [ rapport de la Chambre régionale des comptes de Rhône-Alpes (.pdf) ] Laurent Mucchielli estime ainsi que “la vidéosurveillance coûte donc probablement à la ville de Lyon (donc aux lyonnais) entre 2,7 et 3 millions d’euros. Ce qui pourrait représenter près d’une centaine d’emplois municipaux de proximité ... Est-on prêt
à vivre dans une société parfaitement transparente,
où chacun saura où est l'autre ?
Avec la géolocalisation
des téléphones mobiles, un nouveau
type de données personnelles est collecté à l'insu
des utilisateurs : la position géographique des particuliers
en temps réel, 24 heures sur 24. Tous les téléphones
mobiles sont suivis à la trace grâce aux antennes relais des
opérateurs de télécommunications...
Pour son tout premier
discours de politique générale, Nick Clegg, le nouveau
Vice-Premier ministre libéral-démocrate britannique,
... Si
l'on voulait vraiment progresser en matière de transparence
sur les finances et les avantages du monde politique
... "L'action
répressive contre les groupes mafieux ne permettra pas de mettre
un terme aux activités illicites
"La criminalité organisée,
une menace mondiale pour la sécurité"
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... Dans tous les pays, le
chômage des jeunes a fortement augmenté, rendant la situation
potentiellement explosive.
"Le scénario
va au-delà des prévisions pourtant pessimistes"
"Quatre millions de jeunes
ont rejoint le rang des chômeurs pendant la crise", indique l'OCDE,
qui constate que le taux
pour cette tranche d'âge atteint 18,8 % fin 2009, contre 8,6 % pour
l'ensemble de la population, fin février 2010...
... La crise a amplifié
aussi les difficultés pour les jeunes diplômés, qui
rejoignent le groupe des "débutants en mal d'insertion".
Ces derniers, en panne d'emploi,
sont restés plus longtemps en formation.
Ils ont refusé, autant
qu'ils le pouvaient, des emplois pour lesquels ils étaient surqualifiés...
Dès
le primaire, les voilà soumis à un emploi du temps de ministre,
entre musique, sport, ateliers créatifs… en plus de l’école.
Ils n’ont plus le temps de jouer
« Quand la maîtresse
m’a remis le bulletin de mon fils, en moyenne section,
elle m’a expliqué
que Lucas manquait de concentration en classe, qu’il ne pensait qu’à
jouer ! » se souvient, estomaquée, Sophie.
Parce que la fillette, en
deuxième année de maternelle dessinait mal ses ronds, «
et préférait jouer, l’instit m’a prédit l’échec
scolaire de Lucie ! »
amputez
les enfants-adolescents du pouvoir qui leur revient dans l'Institution
scolaire
- qui leur revient, du fait qu'ils
y sont indispensables -
et, en les coupant de la réalité
extérieure, en les renvoyant à leur seul monde intérieur,
vous les désocialisez,
c'est-à-dire que vous les névrotisez.
Les années passent.
Depuis 2003, notre action contre la
constante macabre a des résultats positifs. 30 000 enseignants
environ mettent en pratique le système d’évaluation par contrat
de confiance, qui permet de supprimer la constante macabre, sans laxisme,
bien au contraire ; les élèves travaillent beaucoup plus,
en confiance, sur toutes les compétences exigibles du programme
officiel. 30000 c’est beaucoup, mais c’est bien peu par rapport au nombre
total d’enseignants français…
Ainsi,
il existe encore d’innombrables élèves qui souffrent dans
le cadre scolaire,
et
qui, malgré leur travail, se retrouvent injustement dans une situation
d’échec.
| -
allotéoù, fiston ?
- sur le toit, maman ! Filets de sécurité
pour fabricants de bracelets électroniques (iphone, ipod, apple,
nokia, etc...)
« Art. L. 5231-3.
– Toute communication, quel qu’en soit le moyen ou le support, ayant pour
but direct ou indirect de promouvoir la vente, la mise à disposition,
l’utilisation ou l’usage d’un téléphone mobile par des enfants
de moins de quatorze ans est interdite.
Priartem
se bat pour que la commercialisation de produits de cette nature soit purement
et simplement interdite lorsqu’elle vise des enfants de moins de 14 ans
(âge limite de l’enfance selon l’OMS).
C'est un nid à microbes insoupçonné. Toujours à proximité, dans la poche, la main, sous l'oreiller, notre téléphone portable ne nous quitte jamais. D'après une étude de l'Université de Manchester, le combiné téléphonique contiendrait cinq cent fois plus de bactéries... qu'un siège de toilettes ! ... With tens of
thousands of microbes living on each square inch, they harbour more bacteria
than a lavatory seat,
the sole of a shoe or a door handle. Microbiologists say the combination of constant handling and the heat generated by the phones creates a prime breeding ground for all sorts of bugs that are normally found on our skin. They include Staphylococcus aureus... .. un système permettant de profiler un possesseur de téléphone portable sans rien lui demander, en se basant exclusivement sur ses déplacements quotidiens. Après une période d'observation continue des mouvements d'un téléphone, le moteur d'intelligence artificielle saura si son propriétaire est un homme ou une femme, jeune ou âgé, riche ou pauvre, dépensier ou avare, diplômé ou non, nomade ou sédentaire, employé stable ou précaire...... Le système sera capable de fournir des pourcentages statistiques sur les habitudes alimentaires de ses cibles, ou de déterminer si un consommateur aura tendance à rester fidèle à ses marques préférées... ... le slogan qui résume sa démarche : "Plus besoin de faire de recherches, nous avons déjà trouvé ce que vous voulez. " Incitation
des opérateurs à changer de mobile et désir de posséder
un bijou technologique dernier cri… Les Français changent
de portable en moyenne tous les 18 mois.
Alors qu’un portable a une durée de vie théorique d’environ sept ans. Les opérateurs doivent récupérer les anciens portables, mais peu le proposent spontanément. Que deviennent-ils alors ? Près de soixante millions de téléphones portables inutilisés dormiraient dans nos tiroirs. Une dizaine de sites Internet français proposent de les racheter pour quelques euros. Recyclage, aide aux associations et aux pays émergents… Ce marché soigne son image écolo et solidaire. Au total, 150 millions de mobiles restent non utilisés dans les tiroirs des Français et le taux de renouvellement de ces produits est de dix-huit mois, c’est dire le potentiel des portables pouvant être réparés et réutilisés. Terra Nova pointe l'échec des gouvernements, de gauche et de droite, dans la lutte contre cette drogue. Rappelant que la France est le pays européen qui consomme le plus de cannabis, Terra Nova souligne que les nombreuses campagnes "n'ont pas suffi à endiguer la consommation". Pire, celle-ci serait toujours plus grande au fil des années. La France compte actuellement près de 4 millions d'usagers de cannabis dont 550.000 usagers quotidiens. Pas de réelle lutte
contre le trafic
|
Quel
monde préparons-nous à ce rythme ? Entre ghettos
et loi mafieuse, quelle société allons-nous transmettre à
nos enfants ?
Mais peut-être veut-on
justement que les villes de banlieue deviennent des zones de relégation,
des zones
de non-droit dédiées à l'approvisionnement en stupéfiants
des centres-villes huppés ?
C'est ce que l'on pourrait
croire lorsqu'on compare les effectifs de la police en Seine-saint-Denis
et ceux de territoires plus "centraux" en région parisienne.
.. Le gouvernement s'apprête
à publier un décret qui abaisse
le niveau de qualification d'une partie des personnels des crèches
et leur permet,
ponctuellement, d'accueillir
plus d'enfants. Le but : aider les familles à faire garder leurs
enfants dans un contexte général de pénurie de places.
Les professionnels des crèches
réunis dans le collectif "Pas
de bébés à la consigne !" (une cinquantaine
de syndicats et d'associations)
ne veulent pas de ce décret
et appellent à une troisième journée nationale de
grève et de manifestions jeudi...
... Actuellement, il faut
au minimum un adulte pour veiller sur cinq bébés ou huit
enfants qui marchent, des chiffres que le décret ne modifie pas.
Mais en permettant d'accueillir
ponctuellement davantage d'enfants, le
projet "déroge de fait" à cette obligation de temps à
autre, estime le Pr Golse.
"Une
nouvelle fois, ce qui est mis en place au nom des jeunes se fait sans eux,
et surtout contre eux", répondent dix-neuf organisations
de jeunesse
dans un appel
intitulé La retraite, une affaire de jeunes rendu public
vendredi 30 avril pour défendre la retraite à 60 ans et le
système de retraites par répartition...
... L'appel se veut un "point
de départ d'une campagne de sensibilisation" des lycéens,
étudiants, jeunes en insertion, alors que la question des retraites
n'est pas forcément
la première des préoccupations d'une jeunesse qui cherche
un travail et un logement, a fait valoir l'UNEF.
Plusieurs membres ont souligné
le caractère "unitaire" et "inédit" de cet appel
et l'ont comparé
à la mobilisation
qui s'était développée en 2006 contre le contrat de
première embauche.
...
parce que de l'uniformité et la conformité,
naissent l'ennui
et l'idiotie ...
et des mystifications
et soumissions,
le mépris et la
barbarie.
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et ses merveilles : un care d'heure de compassion "Redynamiser la pensée
sociale progressiste" !
Illustration :
...et innombrables merveilles de
cette nouvelle "pensée sociale-progressiste" cette dernière
décennie :
BRITISH WAY OF LIFE : écoles,
pauvreté, illettrisme, sélection...
Près
de trente mineurs sont morts dans les prisons britanniques
Le rapport que le CRAE en a tiré est accablant, et détaille point par point les différentes violences physiques autorisées, et validées, par le ministère, à destination des surveillants de ces centres de détention sécurisée, prisons (privées) pour mineurs de 12 à 17 ans. Royaume-Uni
: Et si c'était le véritable «homme malade»
de l'Europe ? Finances publiques, secteur bancaire, industrie,
monnaie en berne... La campagne pour les élections législatives
jette une lumière crue sur un système au bout du rouleau
...
... Financé par les Etats-Unis, le gouvernement de transition envoie au front des gamins qui n’ont parfois même pas 10 ans. Washington et Mogadiscio n’ont jamais ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant. Somalia's
Child Soldiers
Children, some as young as 9, are being recruited to become soldiers by Somalia's government, which is partially funded by the U.S. taxpayer .... Awil n’est pas un rebelle. Il travaille pour le gouvernement fédéral de transition somalien, pièce maîtresse de la stratégie américaine antiterroriste dans la Corne de l’Afrique. Selon les associations de défense des droits de l’homme en Somalie et des représentants des Nations unies, le gouvernement somalien – dont la survie dépend de l’aide de la communauté internationale – envoie des centaines d’enfants sur le front, dont certains n’ont pas plus de 9 ans... ... On trouve des enfants soldats partout dans le monde, mais, selon les Nations unies, le gouvernement somalien fait partie des pays qui s’obstinent à violer la convention relative aux droits de l’enfant... U.S.A.
: Parmi les nombreux changements qui concernent les programmes éducatifs
du primaire et du secondaire, les élèves du Texas vont notamment
être encouragés à remettre en question la validité
légale de la «séparation de l'Eglise et de l'Etat»
sous prétexte que ces mots n'apparaissent pas dans la constitution
américaine.
...aux Etats-Unis,
il existe une hiérarchie inavouée de l'adoption:
Monsanto "au secours" d’Haïti... La transnationale vient de promettre un don de 475 tonnes de semences, avec leur arsenal de pesticides et d’engrais. Un premier arrivage a déjà été distribué dans des centres pilotes et vendus « à prix réduit » aux paysans. On ne présente plus Monsanto, qui fabriquait l’agent orange utilisé pendant la guerre du Vietnam ainsi que des produits à base de dioxine avant de se convertir aux biotechnologies agricoles. Bien représentée au sein de l’administration américaine, l’entreprise se trouve mise en cause dans plusieurs affaires liées à la contamination de l’environnement par des produits polluants, dont ses herbicides. Elle est par ailleurs dénoncée pour avoir contribué à ruiner des dizaines de milliers de paysans dans les pays les plus pauvres, comme l’Inde, où le surendettement des semeurs de coton a entraîné des vagues massives de suicide... ... "Pourquoi les produits biologiques sont-ils bons en Californie et pas en Haïti ?" |
... Les USA auront donc,
si tout va bien, près de 1200 milliards de dollars à trouver
cette année pour sauver les banques du trou
noir immobilier !
Plus inquiétant encore,
les procédures de saisies immobilières ont augmenté
de 8,5 % au premier trimestre 2010
(malgré la renégociation,
la modification de la plupart des prêts) avec 1 170 874 procédures.
Il y a
donc 12 866 procédures de saisies immobilières par jour aux
USA, des milliers de familles jetées à la rue.
Le nombre de SDF n’est pas
prêt de diminuer (lire sur ce point précis : ici
)
Il
n’y a donc pas eu de miracle Obama !
Il faut rappeler que les
Etats-Unis ont une dette totale (publique et privée) de 52 859 milliards
de dollars soit 375 % du PIB US et plus que le PIB mondial
qui va encore s’aggraver
et devrait atteindre les 400 % en fin d’année.
Heureusement que les agences
de notations sont américaines car les problèmes grecs ne
sont rien en comparaison...
Joseph E. Stiglitz, chercheur
associé à l'OFCE, Prix Nobel d'économie : Le taux
de chômage des jeunes en Grèce s'approche de 30 %. En Espagne,
il dépasse 44 %. Imaginez les émeutes s'il monte à
50 % ou 60 %.
Il y a un moment où
Athènes, Madrid ou Lisbonne se posera sérieusement la question
de savoir s'il a intérêt à poursuivre le plan
que
lui ont imposé le Fonds monétaire international (FMI) et
Bruxelles.
... La
nécrophilie idéologique n'est pas un mal exclusivement de
gauche.
Elle
prolifère également chez les inconditionnels défenseurs
de l'économie de marché.
Le cataclysme économique
que nous vivons actuellement ne suffit pas pour les convaincre de remettre
en cause leur conviction selon laquelle l'offre et la demande (les marchés)
s'équilibrent naturellement - ce qui rend, à leurs yeux,
inutile ou contreproductif l'intervention de l'Etat.
De même, ils sont
persuadés que les banques s'autorégulent et n'ont pas besoin
du contrôle de l'Etat.
Enfin, d'aucuns affirment
que le marché crée tout seul les incitations nécessaires
pour protéger l'environnement.
Un
éden tropical qui pourrait offrir jusqu’à 850
millions de barils par an, soit 20 % des réserves en hydrocarbures
du pays.
Mais, aussi, 100 000 hectares
classés par l’UNESCO comme la plus grande réserve mondiale
de la biosphère,
car ils abritent 2 274 espèces
d’arbres, 567 d’oiseaux, 80 de chauves-souris, 10 de primates, 105 d’amphibiens
et plus de 100 000 espèces d’insectes à l’hectare !
C’est aussi le refuge de
deux peuples indigènes, qui vivent en isolement volontaire – les
Tagaeri et les Taromenane –, et de plusieurs milliers d’Indiens Huaorani.
Mais la conservation du
parc Yasuni n’est pas gratuite : l’Equateur demande à la communauté
internationale une contrepartie financière équivalente à
la moitié de ce que l’exploitation pétrolière lui
aurait rapporté. Une enveloppe estimée à près
de 6 milliards d’euros, selon les experts.
... Selon un sondage réalisé
en février par l’institut «Perfiles de opinión»,
seul
23% de la population est favorable à l’exploitation du pétrole.
«Ce serait un tollé
politique si Correa donnait le feu vert aux compagnies pétrolières.
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créant ainsi de fortes tensions sur le marché et laissant sur le bord de la route les plus fragiles socialement et économiquement... ...Toute personne sensée comprendra qu’il y a un réel problème après avoir constaté que les prix des logements ont doublé en moins de dix ans et que les loyers ont augmenté de 30 % à 50 % pendant la même période ! A l’évidence, les ressources des ménages n’ont pas suivi un tel rythme et les aides personnelles au logement, censées atténuer la facture, ont fini, au fil des mesures d’économie pratiquées, par décrocher... Au final, les ménages dépensent trop pour se loger : 25 % de leur budget en moyenne, contre 13 % pour l’alimentation (ces proportions s’étant inversées en moins de trois décennies), mais pour beaucoup ce taux atteint 50 % ... rapport
annuel de la fondation Abbé-Pierre : il manque un
million de logements en France, mais la crise touche maintenant les classes
moyennes : entre 1998 et 2009, près
de 5 millions de personnes ont dû se trouver un nouveau toit,
... Au
4e étage, nous visitons le logement d'un "marchand de sommeil".
... On
assiste presque partout au même phénomène :
à Berlin, Hambourg ou Cologne aussi bien qu’à Amsterdam,
Copenhague, Barcelone, Londres, Varsovie ou Prague, dès que des
artistes élisent domicile quelque part, ils sont immédiatement
suivis par une cohorte de cafés et restaurants branchés.
C'est
le prix du mètre carré qui fait la différence...
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Selon
le
dernier rapport du Bureau international du travail (BIT), 215 millions
d'enfants étaient économiquement actifs en 2008.
...le
populisme radical - anti-musulman en Europe Occidentale, antisémite
en Europe orientale, et partout xénophobe et anti-immigrationniste
-
n’est plus confiné
aux extrêmes. Lors des élections générales britanniques,
les grands partis font tous des concessions à la xénophobie
ambiante
en employant vis-à-vis
des immigrants un langage qu’ils estimeraient intolérable s’il était
utilisé envers des citoyens britanniques vivant et travaillant à
l’étranger.
Les comparaisons avec l’Europe
d’avant-guerre ne doivent pas pour autant être exagérées.
Le fascisme est mort, et ne reviendra pas.
Mais
une pensée politique fondée sur l’intolérance est
à l’œuvre en Europe, et personne ne sait comment l’affronter.
Quand on parle de victoire
des Libéraux, il faut donc comprendre qu'ils sont le plus grand
parti (ils dépassent les Travaillistes d'un seul siège),
mais que former une coalition
va demander au moins deux autres partis supplémentaires, et autant
de compromis vis-à-vis de leur programme électoral.
On est très loin
d'un système à la française où un parti qui
rassemble 22% des voix peut obtenir une majorité écrasante
à tous les niveaux
et faire ce qui lui plaît
des années durant...
... Bref,
plutôt que de nous parler de «la fin de la tolérance
hollandaise» ou de «l'explosion de l'extrême droite»,
on aurait aimé lire
des choses un peu plus fouillées sur la politique néerlandaise,
histoire
aussi de pouvoir comparer avec ce qui se passe en France.
... Il n'est "toujours pas
revenu" de ce qu'il a été amené à faire sur
le plateau de "La zone Xtrême".
"J'ai agi comme un automate,
ce n'était pas moi. Dès que je suis entré dans le
bureau du producteur, avant même de passer sur le plateau, j'ai été
pris dans un engrenage, j'ai perdu ma capacité de raisonnement et
de réflexion. Je suis pourtant quelqu'un de réfléchi
dans la vie !"
Cette déconnexion
d'avec la réalité, il la met sur le compte du "stress" provoqué
par "le système dans lequel on se retrouve propulsé : il
y a le public, les caméras, l'animatrice, la pression qu'on sent
monter. Face à cela, on se sent très seul. Ma volonté
était d'en finir au plus vite, d'aller jusqu'au bout puisque je
m'y étais engagé". Jusqu'à délivrer des décharges
de 460 volts ?
"C'est vrai qu'à un moment j'ai cru qu'il était mort. Mais
c'est resté très abstrait." ...
| violences "scolaires"
(mais sans le "tiers-état" !) de la sécurité à l'école » ... Coincé
entre Gabriel Cohn-Bendit, toujours sympathique mais trop cabotin
professionnel des débats, Sonia Imloul une militante des quartiers
qui m'a paru très ambiguë dans son désir de dépister
les enfants violents dès le plus jeune âge et Claire Mazeron,
vice-présidente du Snalc, un syndicat conservateur dont certaines
idées (je dis bien "certaines" et pas plus) sont loin d'être
stupides mais qui, au lieu d'en rester aux questions de fond, se précipite
dans la croisade politique, j'avais du mal à me positionner...
Entretemps plus d’une douzaine de rapports et plans se sont succédés pour traiter dans l’urgence de cette question, en période de forte augmentation des personnels et des moyens ou en période de stagnation ou de RGPP, sans effets visibles sur la situation subie par enseignants, autres personnels, élèves ou parents. Les moyens consacrés par la Politique de Ville à l’Éducation nationale dans les quartiers sensibles ne semblent pas non plus avoir donné les résultats escomptés /.../". 31 propositions,
la plus spectaculaire étant de limiter le recours aux exclusions
d'élèves des établissements :
Il y avait déjà
l'art.
34 de la L.O. 2005 ...
... Le collège est aujourd'hui inadapté à son public, sans objectif clairement partagé et les personnels comme les élèves en paient le prix. La mise en oeuvre du socle commun de connaissances et de compétences tarde à venir et dans les conditions actuelles, le nouveau DNB pourrait bien signer la fin du socle commun avant même qu'il ne soit entré dans les faits ... ... Quel est l'intérêt, d'un tel brevet des collèges aujourd'hui? Quelle lisibilité peut-il avoir? Quelle est son efficacité dans les apprentissages? Il faut en finir avec l'accumulation des évaluations pour les élèves et l'accumulation des tâches pour les enseignants ... ...
Le ministère s’est engagé hier à « stabiliser
» ces réseaux d’enseignants spécialisés dans
la difficulté scolaire. Mais l’avenir de ce dispositif très
apprécié des parents et enseignants reste fragile.
«Une petite ouverture» Réunis hier au ministère de l’Éducation nationale, les syndicats sont ressortis avec quelques assurances quant à l’avenir des Rased. Ils n’ont pas obtenu le retour des postes perdus. Mais, l’engagement d’une «stabilisation» du dispositif. «On en prend acte, commente Emmanuel Guichardaz, secrétaire national du Snuipp-FSU. Mais on attend désormais du ministère qu’il traduise ses engagements en actes car des menaces planent toujours sur les Rased.» ... Contre l'absentéisme scolaire : un nouveau fichier, dénommé « suivi de l’orientation ». L’objectif de cette base de données est de lutter contre le décrochage scolaire, en recueillant des informations sur les collégiens et les lycéens qui quittent l’école sans diplôme. « Le but est de prendre en charge les décrocheurs potentiels le plus tôt possible, et d’offrir des possibilités d’insertion professionnelle pour ceux qui ont déjà décroché » Les décrocheurs seraient au nombre de 100.000, selon les estimations de Jean-Michel Blanquer, directeur général de l’enseignement scolaire. Pour lui, ce nouveau fichier est « un outil de plus pour lutter contre le décrochage, qui est, avec l'absentéisme, un fléau majeur de notre société ». ... "Désormais, la décision de suspendre les allocations familiales en cas d'absentéisme scolaire injustifié et répétitif d'un élève devra avoir un caractère systématique" ... ... le gouvernement proposera aux 53 chefs d'établissements scolaires "particulièrement sensibles" d'installer "un bureau destiné au policier ou gendarme référent" ... Relevant pour l'instant du président du conseil général, cette décision n'a tout simplement jamais été appliquée, selon Les Echos. Nicolas Sarkozy souhaiterait désormais qu'elle soit confiée aux préfets. En 2007-2008, 280 000 élèves de collège et de lycée métropolitains ont été absents plus de quatre demi-journées "non régularisées" par mois. Une absence est "régularisée" dès lors qu'elle a été expliquée et excusée par les parents. Le phénomène touche moins de 3 % des élèves dans la moitié des établissements, mais atteint 30 % dans un établissement sur dix. Ce dernier taux n'avait pas dépassé 17 % depuis 2003. En janvier 2008, l'absentéisme touchait 15 % des élèves en lycée professionnel, 6 % dans les lycées d'enseignement général et technologique et 3 % dans les collèges (soit tout de même 72 000 élèves). suppression des "allocs" : Le bulletin de vote ne différencie pas autant l’opinion des Français que l’on ne pourrait le croire : parmi les Français proches de la gauche, 54 % sont favorables (49 % pour les électeurs du PC, 57 % chez les proches du PS et 52 % chez les écologistes). Côté UMP, c’est à 84 % que l’on approuve (82 % chez ceux qui se disent proches du FN). détails : sondage CSA (pdf) La première réunion parents-profs le lui confirme comme une gifle : « Votre fils vient un peu en touriste, madame ! » « Je ne sais plus quoi faire, je suis perdue. Mon garçon, je ne peux plus lui parler. Il claque la porte, devient violent, comme son père. Il hurle que l’école ne sert à rien, ne mène à rien. Et quel exemple je suis pour lui, qui me jette à la figure et toi tu as fait des études ? Regarde-toi aujourd’hui ! » Sarah bricole ses solutions. Elle verrouille la boîte aux lettres pour qu’il n’en détourne pas les courriers, et emporte la clef partout avec elle. Dès qu’elle peut, elle emmène son fils au collège : « Je vois qu’il passe la grille, mais après ? » Après, elle a su par des voisines qu’il traînait parfois dans des cages d’escalier de la cité. ... la lutte contre l'absentéisme scolaire est en général conçue comme un instrument de politique éducative. Or, le titre du discours contenant cette proposition ne laisse aucun doute : "Discours sur le thème de la sécurité à l'occasion de la prise de fonctions du nouveau préfet". L'objectif est de l'ordre de la sécurité publique. Le raisonnement du président de la République est le suivant. Des actes de délinquance sont commis par des enfants. Si ceux-ci étaient à l'école, ils ne seraient pas dans la rue. Donc une baisse de l'absentéisme scolaire entraînera un recul de l'insécurité urbaine. Enfin, la suspension du versement des allocations familiales est une menace suffisante pour obtenir des parents qu'ils contraignent leurs enfants à aller à l'école. Les choses ne sont toutefois pas si simples. Ainsi, en Grande-Bretagne, entre 2002 et 2007, malgré la suspension des allocations, le taux d'absentéisme est passé de 0,7 % à 1 %. Rien ne dit non plus qu'accroître la participation scolaire réduira instantanément l'insécurité... "Cagnotte" contre l'absentéisme : "...Le résumé le plus simple est le suivant : moins d’un enseignant sur trois souhaiterait, si ce dispositif devait être expérimenté l’année prochaine, qu’une de ses classes y participe. 88% pensent que le dispositif ne s’attaque pas aux racines du problème, et 60% qu’il remet en cause les valeurs fondamentales de l’école..." Pour l’année scolaire 2007-2008, tous mois et types d’établissement confondus, sans qu’il y ait « régularisation » de cette absence. Après quatre années de stabilité, cette proportion a légèrement augmenté. [ Note d'information de la D.E.P.P. - E.N. - avril 2010 (pdf) ] Quinze jours après des états généraux de la sécurité à l’école, où des chercheurs du monde entier soulignaient l’importance de la coopération école-familles, contre l’échec scolaire et la montée des violences, le président choisit le tout répressif |
vacances scolaires...
Selon les statistiques
de l'OCDE,
l'année scolaire se déroule sur 144 jours en France,
contre 188 en Allemagne
et en Finlande, ou 190 en Angleterre...
Nombre d'heures de cours obligatoire :
(Moyenne OCDE
- France - Finlande)
7 - 8 ans : 769
/ 913 / 608
9 - 11 ans : 810
/ 890 / 640
12 - 14 ans : 892/
966
/ 777
15 ans : 921 /
1036
/ 856
... En glissant dans la
circulaire de rentrée 2010 une phrase encourageant les
écoles à organiser la semaine sur neuf demi-journées
et non plus sur quatre jours,
...puis en annonçant
l'ouverture d'états généraux sur les rythmes
scolaires, Luc Chatel, ministre de l'Education nationale,
a implicitement ressuscité
un spectre, celui de la question des vacances
françaises, particulièrement longues ...
... La loi de 1938 qui instaurait
des vacances d'été de deux mois et demi pour que les enfants
aident aux moissons et aux vendanges,
régit toujours la
(trop?) longue pause estivale. Officiellement, parents et professeurs se
disent prêts à la reconsidérer.
"Il
faudrait ouvrir les écoles jusqu'à la mi-juillet, créer
de nouveaux congés en mai
pour éviter une
trop longue période entre les vacances de Pâques et celles
d'été, et même reconsidérer le découpage
de la France en trois zones" ...
Luc Chatel a assuré
qu'il allait "installer" d'ici fin juin la conférence nationale
sur les rythmes scolaires
pour parler notamment des
rythmes quotidiens, hebdomadaires, annuels et des vacances.
M. Chatel compte y réunir
enseignants, parents, chefs d'établissements et consulter "des scientifiques,
des médecins, des spécialistes de ces sujets".
... Dans le cadre
de ce «véritable débat de société»,
souligne-t-on au ministère, enseignants, parents, chefs d'établissement
mais aussi collectivités
et associations éducatives de l'enseignement public seront invités.
Aucune question épineuse
ne sera passée sous silence, a promis le ministre.
Le
raccourcissement des vacances d'été n'est pas exclu.
La semaine de quatre jours
et le nombre d'heures des élèves français, supérieur
à celui de ses voisins européens, seront aussi passés
au crible...
... Qu’ils soient ou non
des parents d’enfants scolarisés, 60 %
des Français se déclarent en faveur de la réduction
de la durée des vacances scolaires d’été.
« Attention, précise
toutefois Jean-François Doridot, le directeur d’Ipsos Public Affairs,
ce n’est pas tout à fait aussi simple !
Ce consensus existe, mais
“dans
le but d’alléger les journées de cours des élèves.
Il concerne donc davantage les rythmes scolaires que les vacances proprement
dites. » « De surcroît, souligne le spécialiste,
il
s’agit d’un consensus un peu mou.
A la fois conditionnel
et fragile. Car raccourcir les congés d’été devient
très vite suspect, tant auprès des enseignants qui peuvent
y voir une justification des suppressions de postes qu’à l’égard
des parents, souvent soucieux des incidences sur le niveau scolaire et
le nombre de cours. »
... S’agissant de la mise
en place de zones pour les vacances d’été, comme c’est déjà
le cas pour les congés d’hiver et de printemps, elle est, selon
le sondage, approuvée par plus d’un Français sur deux. «
Mais, là encore, il convient d’avoir conscience que, si des mesures
précises étaient évoquées, l’opinion serait
peut-être fort différente. Comme ce fut le cas avec la taxe
carbone, plébiscitée
sur le principe et désapprouvée aussitôt les modalités
de son application connues ! »
... Le
«modèle» allemand et ses 6500 heures de cours par an
(contre 1000 de plus en France) est en pleine remise en question
depuis qu'en 2000 une étude de l'OCDE a mis le feu aux poudres.
L'enquête Pisa (Programme international pour le suivi des acquis
des élèves), qui compare et évalue tous les trois
ans les compétences des élèves de 15 ans en maths,
compréhension de l'écrit et sciences, plaçait l'Allemagne
en 20e ou 21e position, selon l'indicateur, sur 32 pays
(quand la France se situait
entre 10e et 13e).
Non seulement Pisa a révélé
les graves lacunes des jeunes Allemands en termes de connaissances,
mais elle montrait que le
système scolaire allemand était plus discriminant que la
moyenne...
... «Le
soi-disant modèle allemand n’existe plus vraiment tel quel.
Ce modèle évolue dans une autre direction», plutôt
proche de celle prédominant en France...
"Améliorer
les conditions de vie et d’apprentissage des élèves" : objectif
du Comité
de pilotage de la conférence sur les rythmes scolaires.
Le comité de pilotage
dispose d'un an pour réfléchir, consulter et débattre
au sujet des rythmes scolaires.réactions".
- FCPE : "La discussion qui s'engage (...) pourrait bien être historique". La FCPE souhaite qu'elle se fasse "en fonction des intérêts des enfants et non de ceux des adultes". Dans la mesure où les décisions du ministre de l'Education Luc Chatel ne seront prises que dans un an, elle demande d'agir "dès maintenant sur l'organisation de la semaine scolaire en primaire" en rejetant la semaine de 4 jours.
- PEEP : "Un comité de pilotage sans représentants de parents d'élèves est une décision lourde de sens", regrette la fédération. Cette exclusion est "ressentie par les parents que nous représentons comme une volonté de refaire l'Ecole sans les parents". "Le choix extrêmement divers des membres de ce comité, et donc les intérêts parfois divergents qu'ils défendent, laisse craindre que le seul intérêt des enfants et de leurs parents (...) soit sacrifié sur l'autel du consensus économique".
- SNUipp-FSU : "Pourquoi ne pas revenir, après une discussion avec les acteurs économiques, à un calendrier en deux zones qui permettrait un deuxième trimestre équilibré? Le calendrier de tous les élèves doit-il rester tributaire d'intérêts économiques liés aux seuls 9 % des familles qui partent en vacances d'hiver?"
- Sgen-CFDT : émet "une réserve" sur la composition du comité de pilotage, selon lui, plutôt "marqué à droite politiquement" et "ne comprend pas d'organisation représentative des salariés". Le Sgen-CFDT se félicite en revanche du temps imparti pour ses travaux. "On va certainement toucher à l'organisation du travail des collègues. Il faudra des contreparties".
- SE-Unsa : La "pluralité"
du débat "n'est pas suffisamment marquée dans la composition
du comité. L'absence de représentants des parents d'élèves
et des enseignants est particulièrement inquiétante". La
"complexité" de la question "nécessite de prendre le temps
de la concertation et de l'écoute de tous les arguments (...). Or,
la récente décision unilatérale de Luc Chatel d'organiser,
dans une centaine d'établissements, une journée scolaire
articulée autour du sport entame la crédibilité du
processus".
"Toute instrumentalisation
de ce sujet de société à des fins d'économies
budgétaires sonnerait le glas d'une évolution pourtant indispensable".
- Fidl : "La journée en elle-même doit être repensée", avec des cours magistraux le matin, l'après-midi se consacrant principalement aux travaux personnels, options, musique, sport, etc. La Fidl demande à ce que les lycéens soient consultés.
- AMGVF (Association
des Maires de Grandes Villes de France) : déplore de ne pas
avoir été associée au comité de pilotage et
souligne que toute modification du temps scolaire a des répercussions
sur les dispositifs d'accueil mis en place par les communes. Elle rappelle
que les grandes villes "concentrent la majorité des enfants scolarisés
et mettent en place de nombreux dispositifs d'accueil des élèves
au-delà du temps scolaire". Plusieurs grandes villes, comme Grenoble,
Angers, Brest, Lyon et Mulhouse, ont organisé des concertations
locales.
Ministère
de l’Éducation nationale • Suite à la lettre d’objectifs
du 25 mars 2009 visant à « une meilleure connaissance de la
réalité de l’instruction à domicile »
et
à une « amélioration des outils du contrôle
concernant l’instruction à domicile », le ministère
de l’Éducation nationale a lancé, le 23 janvier 2009, une
vaste enquête auprès des recteurs d’académies visant
à dresser un état des lieux de la situation de l’instruction
à domicile. Les premiers résultats de cette enquête
apportent des informations quantitatives essentielles sur le nombre d’enfants
scolarisés à domicile.
• En outre, depuis le décret du 5 mars 2009 relatif au contrôle du contenu des connaissances requis des enfants instruits dans la famille ou dans les établissements privés hors contrat, chaque enfant, qu’il soit scolarisé ou instruit à domicile, doit acquérir le socle commun de connaissances et de compétences tel qu’il est défini par l’article L 122-1-1 du Code de l’éducation... "Instruction
A Domicile" "En Famille"... :
pages 249 et suivantes du Rapport Miviludes "2009", paru le 07 04 10 (pdf)] |
Selon le Center
on Budget Policy and Priorities, un organisme d'études de
Washington,
quarante-cinq Etats ont
réduit les services sociaux depuis le début de la récession.
Aucune amélioration
n'est prévue pour 2011, à voir les budgets que viennent de
présenter les gouverneurs.
Des coupes sont prévues
dans les services médicaux aux prisonniers, enfants défavorisés,
et malades mentaux, dans les subventions aux crèches, au transport
scolaire... "Nous allons devoir prendre du recul et trouver de nouveaux
modèles économiques pour les services que nous apportons",
a résumé Raymond
Scheppach, le directeur de l'Association nationale des gouverneurs.
Le
secteur qui souffre le plus est l'éducation.
Le
ministre de l'éducation estime que de 100 000 à 300 000 professeurs
sont menacés de licenciement à la rentrée, si rien
n'est fait.
il reste maintenant à
voir si les sénateurs sauront en tirer les leçons :
adopter enfin une réforme
sérieuse de la régulation financière (la procédure
a encore été bloquée au Sénat ce même
mardi).
Comme le souligne Bethany
McLean dans le New
York Times, les sénateurs si vaillants à dénoncer
Goldman
sont peut-être pires
encore que les dirigeants de Goldman Sachs car il ne font pas
le nécessaire pour mettre fin à cette spéculation
de folie.
Mais
peut-être les Européens pourraient-ils aussi tirer quelques
leçons de cette enquête et de ces auditions américaines
:
avez-vous beaucoup entendu
parler de l’enquête européenne en cours et de l’audition au
Parlement européen
sur les manigances de Goldman
Sachs avec la dette grecque ?
...Dans
le même temps, saisines et expulsions se poursuivent.
«Plus de deux
millions de propriétaires ont reçu un avis d'expulsion en
2008, en 2009, c'était près de 2,8 millions,
et des millions d'autres
sont prévus en 2010»,
explique un récent
rapport d'un inspecteur indépendant du département du Trésor.
«Bon
nombre de personnes en Amérique vivent sur la paie du dernier mois.
Un mauvais coup peut les pousser vers la misère et la rue»
...
... Au
4e étage, nous visitons le logement d'un "marchand de sommeil".
Nous y rencontrons trois
familles dans un trois-pièces dans un état effarant. L'un
des enfants est hospitalisé avec sa maman.
Les familles, africaines,
avec enfants en bas âge, paient 420 € de loyer par mois pour
une chambre de 10-15 m2.
La famille qui occupe le
salon paie 700 € par mois. Le business du sommeil est rentable.
Le père, en situation
régulière, travaille en France depuis onze ans.
Il me montre les quelques
feuilles volantes, écrites à la main, qui lui servent de
reçus pour le paiement de ses loyers.
Aucune de ces familles n'a
de bail. Elles partagent la cuisine, une salle de bains. Plusieurs fenêtres
sont brisées, les murs sont noirs d'humidité...
... Qu'attendons-nous
? De nouvelles émeutes ? Que la "Cocotte-Minute" explose ?
...
réchauffement
de la planète
Un rapport (en
anglais) (résumé
en français) de l'organisation écologiste Greenpeace
accuse un conglomérat pétrolier américain
de soutenir financièrement
des campagnes d'information niant le changement climatique.
Koch
Industries (papier Lotus, entre autres...) a dépensé
24,9 millions de dollars (18,4 millions d'euros)
ExxonMobil (marée
noire en Alaska, et Esso, Mobil, entre autres ...) 8,9 millions de dollars
(6,6 millions d'euros)
entre 2005 et 2008 pour
financer des organisations climato-sceptiques.
Selon Greenpeace, le conglomérat
a financé "au moins vingt organismes (...) qui se sont fait le porte-parole
du climate gate"
Koch Industries soutient financièrement la branche droitière du parti républicain
L'ENCERCLEMENT
Un
parti pris formel : filmage sobre en super-16 millimètres noir et
blanc, absence de voix off,
privilège
donné à la parole plutôt qu'à la harangue ou
à l'agit-prop.
Mais
aussi une disposition d'esprit, qui accorde à la réflexion
et au temps qu'il faut pour la déployer (2 heures 40 minutes bien
pesées) tous ses droits.
Cela
confère à ce film une ambition vulgarisatrice qui parie sur
l'intelligence et la curiosité du spectateur, au risque de l'austérité
du dispositif.
Sortie
en salles : le 31 Mars 2010
Je suis conscient que l'austérité
et la radicalité formelle de mon film peuvent rebuter beaucoup de
gens, mais je suis parti de deux principes.
D'abord, si les gens sont
intéressants, il faut les écouter, d'autant plus s'ils expliquent
des choses complexes.
Ensuite, comme j'ai eu la
chance de financer le film sans la télévision et, donc, de
ne pas avoir à faire de compromis pour toucher un public cible,
j'ai pleinement profité
de cette liberté dans le temps, la forme et le contenu.
Pour moi, ce film est un
peu dans la lignée de ce qu'expliquait le cinéaste québécois
Gilles Groult au sujet de sa vocation :
"Je me sens le devoir
de faire le métier que les journalistes ne font pas ou plus."
Au Québec, et ailleurs,
la situation des médias se dégrade régulièrement
depuis les années 70,
avec une concentration accrue,
une précarisation incroyable des journalistes, etc.
...Agé de 43 ans,
le cheveu gominé, sanglé dans un costume noir très
ajusté, M. Zaia représente la nouvelle génération
légiste.
Seule une discrète
pochette verte (la couleur symbole du parti) dépassant légèrement
de sa veste signale son appartenance.
Les
discours xénophobes qui constituent l'identité du parti,
les immigrés qu'il faudrait "rejeter à la mer,
les minarets" qui "dénaturent
les beaux paysages de Vénétie",
ou les insultes au cardinal
de Milan, traité "d'imam" parce qu'il prêche l'accueil,
il les laisse à d'autres.
On ne le verra pas non plus
siffler l'hymne national, ni promouvoir les "rondes citoyennes" ou soutenir
les opérations consistant à dénoncer les clandestins.
Du
moins pas ouvertement...
Ce n’est pas le destin des
ours blancs mais la guerre en Irak qui a fait basculer sa conscience.
«Dick Cheney disait
:
'On se bat pour le mode de vie américain.' Mais ce n’est
pas mon mode de vie !»
D’ailleurs, prévient-il,«cette
American way of life est en train de franchir l’Atlantique, vous devez
être vigilant…»
En fait, Beavan est de gauche
:
«Libéral au sens américain, Labour au sens anglais»,
précise-t-il.
Pas
d’accord avec l’idée que l’écologie serait réservée
aux bobos.
«Ce sont les quartiers
défavorisés qui souffrent le plus de l’alimentation des fast-foods.
La responsabilité
des élites, c’est de permettre que tout le monde ait accès
à la qualité.»
En cette ère de déprime
post-Copenhague, Colin Beavan oscille entre résignation et espoir.
Soutient Obama mais déplore
un système américain «complètement bloqué
qui l’empêche d’être un vrai leader sur l’environnement».
Les
Amérindiens de la région de Belo Monte ont décidé
de se mobiliser contre le projet d'un immense barrage.
Ils dénoncent une
catastrophe écologique pour l'environnement et la disparition sous
les eaux de l'habitat de 40 000 personnes vivant dans le bassin de l'Amazone.
... les opposants au projet
veulent alerter la société brésilienne et le reste
du monde sur le bouleversement que représenterait la construction
d'un projet de cette ampleur prévue sur dix ans. [Pendant toute
cette période, l'occupation de la forêt par les ouvriers et
les routes ouvertes pour le chantier représenteraient
une
menace pour l'écosystème et notamment pour les Amérindiens
appartenant à des tribus isolées sans contact avec l'homme
blanc.]
Un négociateur européen
n’acceptant de répondre à nos questions qu’à la condition
expresse de demeurer anonyme ;
un lobbyiste américain
refusant de nous transmettre des ébauches d’un texte en cours de
discussion car il a signé un accord de non-divulgation ;
nos demandes officielles
auprès de la Commission européenne rejetées
— « Cela mettrait
en péril les relations économiques internationales de l’Union
» :
le secret
entoure le tout dernier traité international
en faveur
des multinationales de la pharmacie et des industries culturelles.
L’Accord commercial anti-contrefaçon
(ACAC) — surtout connu sous sa dénomination anglaise : Anti-Counterfeiting
Trade Agreement (ACTA) —
fait l’objet de négociations
depuis déjà plus de trois ans, en dehors de toute instance
multilatérale officielle.
Il
touche à la liberté d’expression, à la santé,
à la surveillance d’Internet, et à l’organisation du commerce
mondial...
Avec cette crise financière,
ces Etats ruinés, ces banques qui distribuent les millions par milliers
à leurs employés,
nous nous demandions, pas
tous les jours, mais souvent : restera-t-il suffisamment d'argent pour
les milliardaires ?
Aurons-nous
encore des milliardaires ?
Oui. La réponse
est oui. Nous aurons et même, nous avons, des milliardaires. Les
milliardaires sont là.
Un peu là, même.
Ils impressionnent. Ils sont pas comme nous.
Les milliardaires ont un
côté enfant. On les note et on les classe, comme à
l'école.
Il
y en a un qui est le premier. Il a battu tous les autres. Il est le premier
pour un an.
La distribution des prix
a lieu une fois par an.
Les
inégalités se sont creusées entre Français
les plus aisés et le reste de la population entre 2004 et 2007 (Insee).
La moyenne des très
hauts revenus a augmenté «plus rapidement que (celle) de
l’ensemble de la population» contribuant ainsi à creuser
les inégalités «par le haut».
[
étude
2010
de l’Insee «Les revenus et le patrimoine des ménages».]
Alors qu’elles ne représentent
qu’1% de la population, ces personnes à très hauts revenus
perçoivent 5,5% des revenus d’activité,
32% des revenus du patrimoine
et 48% des revenus exceptionnels déclarés (plus-values, levées
d’options).
Le nombre de personnes riches
est en forte augmentation: entre 2004 et 2007, 70% ont gagné 500.000
euros par an et 28% plus de 100.000 euros par an.
Ni de gauche ni de droite
... En Europe, tous les
partis se caractérisent par une "structure autocratique et oligarchique,
par l'absence de la démocratie interne et de liberté,
par la prétention
à l'infaillibilité", écrivait Hannah Arendt en
1963 dans son Essai sur la révolution.
Ce
système ne favorise pas la participation des citoyens à la
vie publique :
ils sont simplement représentés,
et cette représentation concerne leurs intérêts, ou
leur bien-être, mais pas leurs actions et leurs opinions.
Hannah Arendt jugeait sévèrement
la démocratie de son époque, mais son regard vaut toujours
pour notre démocratie contemporaine, tributaire des modes du moment,
soumise aux appareils partisans. La solution qu’Arendt préconisait
pour introduire plus de liberté dans la politique, est dépassée,
issue de la tradition perdue des conseils révolutionnaires, ces
forums de discussions qui faisaient émerger les décisions
les plus importantes...
... "Même les sportifs
disposent d’organisations fortes. Il en va de même pour les homosexuels,
les marchands d'armes, les chauffeurs, les personnes handicapées,
les parents, les divorcés,
les écologistes, les terroristes, etc.", commentait il y a presque
20 ans, Hans Magnus Enzensberger [écrivain allemand].
Aujourd'hui, ce phénomène
s’est intensifié. Personne ne sait ce que ces révolutions
apporteront.
Seront-elles à l’origine
d’une société des égoïsmes sans limites et source
de violences ? La menace existe. Peut-être au contraire, guériront-elles
la démocratie et ses partis, tout en formant les bases d'une politique
plus noble, fondée sur une participation libre dans la sphère
publique.
Comme l’écrivait
Hannah Arendt, la liberté n'est possible qu'entre les égaux...
En ce début de printemps 2010
règne un stress positif au TINA, centre européen de
recherche scientifique "There Is No Alternative".
Nous pénétrons
dans le sanctuaire de l'avidité fondamentale.
Ici, depuis quarante ans, les experts
en sciences de l'accumulation et de l'exploitation des masses
réfléchissent aux
diverses possibilités d'enrichissement :
Casino boursier, défiscalisations,
produits dérivés, spéculations sauvages, ventes à
découvert et prix de transfert...
Grâce au CIP (Centrifugeuse
Idéologique de Populace),
nos chercheurs sont à l'aube
d'une révolution scientifique d'envergure continentale appelée
"choc
d'austérité".
Il
s'agit de faire entrer en collision 27 pays (au moral enfoui à 100
m sous terre) avec le mur de la rigueur budgétaire.
... Quelle est la motivation,
alors, de ces reporters en herbe? «Journaliste, c'est la classe»,
répondent-ils.
«Avant, les jeunes
voulaient être journalistes pour les paillettes, explique Jean-Marie
Charon, sociologue des médias.
Ils rêvaient en
voyant les salaires des journalistes stars. Aujourd'hui, c'est moins le
cas mais la quête d'un statut social est devenu leur moteur.
C'est l'idée d'un
métier où l'on sera utile, où on fera quelque chose
pour la société. Ils ont l'impression que les métiers
actifs et utiles sont rares.»
A
l'heure où 67% des jeunes Français pensent qu'ils vivront
moins bien que leurs parents,
la peur du déclassement
éloigne de l'entreprise traditionnelle, selon Gérard Régnault,
auteur de Les mal-aimés en l'entreprise:
«Les 15-25 ans
constatent que leurs pères qui bossaient comme des fous
se sont fait virer
comme des malpropres aux premières difficultés de l'entreprise.
Cela remet pas mal de schémas en cause.» ...
A
gauche, l'écologie n'est pour beaucoup qu'une opportunité
électorale.
Et
après la défaite de la droite, certains élus de la
majorité sont tentés de revenir sur les enjeux environnementaux,
considérant peut-être
qu'ils n'ont pas été payés en retour de leur investissement
dans le Grenelle.
Plutôt que de focaliser
la société sur un débat comme l'Identité nationale,
on devrait se demander quelle est la croissance compatible avec les impératifs
écologiques...
... Alors que le gouvernement
l'avait votée, la taxe carbone est malheursement devenue l'objet
d'une navrante dispute politicienne,
où l'on a fini par
caricaturer ce dispositif en le présentant comme un impôt
nouveau.
Le
message a été volontairement brouillé par beaucoup
de politiques qui ont fait du simplisme.
Parce que c'est la droite
qui l'a porté, ça a été fusillé par
la gauche, mais si ça avait été l'inverse, il se serait
passé la même chose.
J'ai entendu Ségolène
Royal parler d'usine à gaz.
Mais si elle pense que la
voiture électrique va, à elle seule, permettre de diviser
par quatre nos émissions de gaz à effet de serre, ce n'est
pas un argument scientifique. C'est un argument de magicien...
... Au mois de juin 2009,
le président Nicolas Sarkozy déclarait au Congrès
réuni à Versailles :
“Je
souhaite aller le plus loin possible sur la taxe carbone. C’est un enjeu
immense. C’est un enjeu écologique. C’est un enjeu pour l’emploi.”
Le 10 septembre, il allait
encore plus loin : “Je
l’ai signé. Je le fais. C’est une question d’honnêteté.
Si on ne le fait pas, on n’est pas honnête.”
Cinq jours plus tard, il
continuait dans l’escalade verbale : la taxe carbone serait “une grande
réforme comme la décolonisation,
l’élection du
président de la République au suffrage universel, l’abolition
de la peine de mort et la légalisation de l’avortement”...

| Luc Ferry, ancien ministre
de l'Education nationale (2002 - 2004) :
"Les suppressions de postes d'enseignants rapportent peu comparés aux problèmes qu'elles posent" (Le Monde
- suppl. Monde de l'Education - daté du 14 avril)
"Le fait est que ça
ne rapporte pas grand-chose par rapport aux problèmes que ça
pose".
"Avec les actuelles suppressions de postes, on économise 500 millions d'euros par an. Cela plombe le ministre, empêche les réformes audacieuses et les économies sont annulées dans la seconde par d'autres décisions, comme la suppression de la pub à la télévision publique ou la TVA pour les restaurateurs, qui font perdre environ huit à dix fois plus que ce qu'on a économisé à l'éducation! ça vaut la peine?". Selon Luc Ferry, la réforme
de la formation des enseignants, dite "masterisation", "est
calamiteuse" et l'actuel ministre "Luc Chatel le sait".
L'ancien ministre a encore qualifié la réforme de la carte scolaire de "pure blague" qui "n'a fait que renforcer les communautarismes" et a répété "avoir toujours été contre" la suppression des allocations familiales pour lutter contre l'absentéisme des élèves car "c'est ajouter la misère à la misère". |
... Pour
conjurer ces mauvais sorts, et que l'on ait de véritables Etats
généraux de la sécurité à l'école,
il faudrait sans doute que
soient rédigés par tous les intéressés des
"cahiers de doléances",
et que l'on aboutisse à
une "révolution copernicienne" dans le traitement du problème.
La guerre, dit-on, est chose
trop sérieuse pour la laisser entre les mains des militaires ;
il
serait fâcheux de laisser les violences scolaires uniquement entre
celles des experts.
Il apparaît d'ailleurs
que le premier d'entre eux, Eric Debarbieux, président du conseil
scientifique installé par le ministre de l'éducation nationale,
convient que les intéressés
doivent prendre la parole...
De
toutes les réformes menées à hue et à dia ces
derniers temps dans l'Education,
l'une
bat tous les records d'abracadabrance: la masterisation, autrement
dit la réforme de la formation des enseignants.
Mal conçue au départ,
extrêmement confuse, difficilement applicable, destabilisante pour
les étudiants,
inquiétante pour
les élèves qui vont avoir ces jeunes profs, elle entre malgré
tout en application à la rentrée 2010.
Difficile
de résumer en quelques lignes une réforme que même
ses concepteurs ne maîtrisent pas totalement.
Le ministère de l'Education
a en effet confié aux Recteurs le soin de régler les
ultimes "détails" comme ils le peuvent,
notamment la délicate
question de l'affectation du nouveau prof sa première année
d'exercice...
...Lorsqu’on
interroge les chefs d’établissements sur les incivilités
et le manque de respect, les résultats
de la France sont plutôt mauvais
;
de
même lorsqu’on demande aux jeunes s’ils sont satisfaits de l’école,
s’ils se sentent soutenus ou ont un sentiment d’appartenance.
Ces
études révèlent un malaise croissant entre élèves
et enseignants, générateur de violences...
...
Le phénomène est lié, pour une part, à la spécificité
de notre modèle.
En
France, l’école n’est pas un lieu de vie global mais un endroit
où les professeurs viennent enseigner et les élèves
apprendre.
Quoi
qu’on dise, c’est un système centré sur l’apprentissage plutôt
que sur l’enfant...
...
d’autant qu’il y a très peu de seconde chance pour les élèves
« disqualifiés ».
L’autre
caractéristique du modèle, c’est la distance avec les familles.
Cela
vient de loin, du temps où la République voulait «
arracher » l’enfant à sa famille pour le conduire vers la
rationalité et l’universalité...
| Météo
du jour : glaciation en cours
...La culture scolaire paraît, si ce n’est sclérosée, du moins à la traîne de la société technologique moderne avec, dans le même temps, des enseignants qui, pour beaucoup, ne possèdent pas les compétences de leurs élèves dans cette sphère-là. Face à cet état des lieux plutôt gris, on peut s’interroger aussi sur la pertinence même de la notion de « réussite scolaire ». Est-ce réussir des examens et acquérir des diplômes, indices précis et institutionnels de niveaux atteints ? Est-ce sortir du système scolaire avec des diplômes le plus tôt, possible ? Est-ce avoir un parcours rectiligne ? Plus loin, est-ce se couler dans le monde scolaire ô combien formaté ? Mais et de nombreuses études sociologiques le montrent, les « bons » élèves ne sont pas ceux qui réussissent le mieux dans la société civile (en général, ils deviennent enseignants à leur tour tellement bien formatés qu’incapables de sortir du système scolaire !). Et pour la première fois dans l’histoire de l’ère industrielle, la génération à venir aura un niveau économique inférieur à celui de ses parents... L’école est inégalitaire ; on le savait. Mais l’école républicaine était tout de même censée assurer certaines formes d’égalité, car publique et gratuite. Des progrès ont été faits dans l’ordre de la gratuité, notamment par les initiatives des conseils régionaux et généraux de financer l’achat de manuels ou d’ordinateurs. Mais, dans le même temps, surfant sur les faiblesses de l’enseignement public, le marché de l’éducation explose en France, créant des discriminations par l’argent insupportables et pesant sur le niveau de vie des familles. /.../ Evidemment, les lacunes du public ouvrent un marché au privé. Et le miracle de l’économie de marché se produit : l’offre surgit immédiatement pour répondre à la demande. Celle-ci a également grandi, car le diplôme protège plus du chômage que jamais. Par ailleurs, la massification scolaire a multiplié les effets sur la carrière de petits écarts de niveau de diplôme, qui incitent à investir de manière parfois folle (étudiant reçu à Sup de Co Paris et redoublant pour avoir HEC, par exemple). Il faut aussi
insister sur le rôle des niches fiscales. Citons, là encore,
le député Tardy: «le
crédit d’impôt, c’est-à-dire l’argent public, sert
essentiellement à gonfler les profits de ces sociétés
privées. Cette aide fiscale n’a pas entraîné de baisse
de prix pour les familles ni permis de générer une offre
de haute qualité». Autrement dit, l’intérêt
du crédit d’impôt n’est pas de réduire le coût
pour les familles, donc d’augmenter la demande, mais d’accroître
les profits des entreprises de soutien scolaire, donc d’augmenter l’offre.
Dans la
société du «chacun pour soi», tout ceci est parfaitement
logique.
Au fil du temps, l'école devient de plus en plus inégalitaire. Les acquis en lecture des élèves de CM2 analysés sur vingt ans montrent que le score des enfants d'ouvriers a été divisé par deux entre 1997 et 2007. Alors que celui des fils de cadres a légèrement progressé. Au fil de son argumentaire, le sociologue observe que les initiatives qui permettent d'offrir un ascenseur social à une toute petite frange des "mal-nés" - tels les conventions Sciences Po, les cordées de la réussite dans les grandes écoles - autorisent en fait à laisser sur le bord de la route le gros des troupes. Ce que ne démentent pas les dernières statistiques. Sur dix fils de cadre entrés au collège en 1995, huit étaient encore étudiants dix ans après et un seul avait arrêté ses études sans avoir obtenu le bac. Sur dix enfants d'ouvriers en revanche, trois sont dans le supérieur quand la moitié a quitté le système sans le bac.
L’ APSES rappelle son profond désaccord quant à la réforme Chatel qui marginalise et dénature l’enseignement de SES de la seconde à la terminale. Si elle devait être appliquée en l’état, cette réforme induirait de très grandes inégalités de situations d’enseignement. En effet, quoi de commun entre un professeur devant gérer 7 ou 8 secondes sans dédoublement avec des horaires bouche-trous et un professeur ayant 2 ou 3 secondes à 24 élèves dans un lycée bien équipé en salles informatiques ? Il appartient donc aujourd’hui au
Ministère de prendre en compte au plus vite les demandes exprimées
par la communauté éducative concernant l’enseignement des
sciences économiques et sociales. En l’absence d’une réaction
appropriée, l’APSES appellera tous les enseignants de SES à
la désobéissance pédagogique en n’appliquant pas le
programme du Ministère.
Le Ministère a choisi
délibérément d’évacuer du programme de SES
proposé en classe de seconde la plupart des questions de société
qui y étaient abordées jusqu’à présent : suppression
des questionnements sur l’emploi et le chômage, sur l’investissement,
sur les revenus et les inégalités ou encore sur les transformations
de la famille au profit de questions sur l’épargne, la fixation
des prix (y compris du prix d’équilibre) dans une perspective positiviste
et monolithique de l’économie. Taire les questions de société,
c’est renoncer à la dimension citoyenne que véhiculent tous
les enseignements généraux du lycée et faire perdre
à l’enseignement des SES ce qui fonde son succès depuis plus
de 40 ans. Le parlement avait tenté de faire enseigner les «aspects
positifs de la colonisation» en Histoire-Géographie, le
Ministère souhaite-t-il faire enseigner les «aspects positifs
de l’économie» en SES, bref
une «économie Bisounours» ?
"anglais dès le primaire" Seuls 28
% des lycéens sont au niveau attendu par les programmes de terminale
en anglais.
Les élèves lambda n'ont en effet pour se former que deux à trois pauvres heures hebdomadaires dans des classes de trente. Et puis il y a les autres, ceux qui passent leurs étés dans des collèges britanniques ou des familles américaines, et dopent leur niveau à coups de petits cours. Autant dire qu'entre les deux, il n'y a pas photo. Surtout à l'oral. Pis. A l'école, les bons dispositifs sont réservés aux meilleurs élèves... ...faire de la mobilité
européenne, et donc de l'échange linguistique, "la règle
et non l'exception". Bonne idée. Mais le contraste est saisissant
entre les discours officiels et leur application concrète. A
ce jour, 4 % seulement des étudiants, qui plus est les mieux lotis
socialement, ont pu bénéficier des programmes communautaires
de mobilité comme Erasmus...
|
Serpent,
de mer, à sornettes & intox :
le chèque scolaire
Réponse "rédigée"
par pompage
direct d’un site ami (du ministre) : wikilibéral. Qui
cite inlassablement, encore et encore, les mêmes "modèles",
dont l’expérience de Milwaukee. En feignant obstinément
d’ignorer que son principal promoteur, et ardent théoricien du "voucher"
(chèque éducation), en a fait très publiquement
un
bilan négatif !
Il y a huit
ans, Wikipédia s’était donné pour objectif
de faire accéder le monde entier à “la somme de toutes les connaissances humaines”. Aujourd’hui, la baisse de participation fait planer le doute quant à la capacité de l’encyclopédie en ligne à continuer de se développer et de gagner en exactitude.
Même si des écoles
"nouvelles"
(appâtées
par l'espoir d'un miraculeux financement?) participent, hélas,
à la confusion et à la régression ambiantes.
... et le chiffre record de l’abstention, qui dit toute l’ampleur du gouffre entre les citoyens et ceux qui prétendent les représenter, symptôme évident de la maladie d’une démocratie déliquescente. Avec, aussi, le retour du FN. Coucou, le revoilou ! La seule petite satisfaction qu’on pouvait tirer du sarkosisme, c’est qu’il semblait avoir eu la peau du parti lepéniste. Ben, même pas ! Ça sert à quoi d’avoir repris le fonds de commerce du racisme ordinaire, et que M. Besson se décarcasse ? Hein ? ... On disait la gauche en panne de projet ? Incapable de refaire son unité autour d’une thématique renouvelée ? De surmonter ses clivages internes et de mettre au point des propositions originales et crédibles ? Et Paris-Plage alors ? Et les transats ? Et les cabines à rayures ? Et les murs de varappe, les palmiers, le boulodrome, les spectacles assurés par la « scène techno » ? Et les parasols ? Contre le parasol, il n’y a pas une fracture culturelle, une fracture sociale, une fracture urbaine qui tiennent. Le Front national lui-même recule devant le front de mer... ...Quel besoin, dans ces conditions, de chercher à bricoler une nouvelle thématique, un projet, des propositions originales et crédibles ? Pour séduire qui ? Les gens d’avant ? Ceux qui auraient ricané à l’idée de se balader dans un concept soutenu par une idée, elle-même suspendue à une théorie ? Ils n’existent déjà presque plus. Le réaménagement abstrait du territoire est en train de forger son peuple...
Trop et trop tôt sélective, injuste et inefficace, l'école française ... la France n'a pas su
se doter d'un véritable tronc commun assurant une formation élevée
au plus mauvais élève sortant du plus mauvais de nos collèges.
Elle
s'accommode d'un modèle qui produit de vastes bataillons d'élèves
en échec et une élite trop rare, quand les transformations
de l'économie exigent des élites plus nombreuses et des qualifications
toujours plus élevées pour l'ensemble de la population.
L'école coupable d'indifférence ? Trop rigide, trop élitiste, trop axée sur les matières intellectuelles au mépris des autres. « Depuis les années 1970 et la démocratisation, le collège et le lycée accueillent tous les adolescents. Mais le système ne s'est pas adapté à ce nouveau public, reconnaît Jean-Louis Coppéré, le proviseur du lycée Champollion à Grenoble, un des établissements pilotes pour l'accueil des adolescents malades du système. Il ne leur a pas donné les clés pour réussir. Les études sont restées telles qu'elles étaient, conçues pour des enfants formatés, de plain-pied avec les exigences de l'école. » L'obsession des notes, la solitude de l'élève face à ses tâches, l'absence de rapport personnel avec les professeurs, les emplois du temps saturés... tout cela peut devenir toxique. Pour les cancres comme pour les cracks. Pour les démunis comme les bien lotis.
Liberté,
diversité, fraternité :
...La volonté d’ouvrir
l’accès «de l’élite de l’élite» aux boursiers
repose sur une conception de la justice sociale limitée à
l’égalité des chances ...
Fra-ter-ni-té, disent-ils : ![]() "/.../Étonnant de voir Nicolas Sarkozy reprendre un terme rendu célèbre par Ségolène Royal... "/.../on parle «valeurs» quand on ne parle plus politique. Quand l'absence de projets devient patente, on se rabat sur la morale. C'est un grand classique de l'histoire politique. L'utilisation du mot «fraternité» hors contexte républicain nous vient de l'extrême droite, plus précisément du poujadisme. On va beaucoup entendre parler de «fraternité» dans les semaines qui viennent, pour éteindre l'incendie. /.../" ©
BRAVITUDE ©
Le philosophe Michel Onfray, cofondateur de l'université populaire de Caen, a d'abord cru à un poisson d'avril, avant de considérer que "Ségolène Royal se ridiculise toute seule". "Non, tout n'est pas à vendre", s'est indigné de son côté Patrice Leclerc, secrétaire de l'université populaire des Hauts-de-Seine. Il a menacé de saisir la justice si la dirigeante socialiste obtenait satisfaction auprès de l'INPI. le
marquage social des quartiers
souligne l'inégalité devant l'école. (enquête INSEE) En Ile-de-France, un enfant sur quatre vit dans un "logement surpeuplé". En France, un enfant sur dix. La fraternité est une notion complexe, qui nécessite une plus précise attention qu’une simple utilisation en remède à tout faire de la pensée politique. Lien souvent érigé comme indépassable, politiquement efficace donc redoutable, le vocable fraternel fait écran à ce qu’il signifie, phantasmes nationaux, raciaux, masculins, entraînant derrière et par la question féminine l’oppression de tous les autres qui ne sont jamais choisis. Tels sont les problèmes d’envergure que la fraternité pose, et qui doivent se poser à nos intellectuels et nos responsables politiques, aujourd’hui, avec acuité. ...Comment, dans ces conditions, faire accepter l'injustice sociale comme quelque chose qui va de soi ? C'est ici que l'apprentissage de la Marseillaise trouve sa place, en gommant les inégalités sociales au profit de l'affirmation d'une uniformité de façade et d'une communauté d'intérêt d'autant plus artificielles qu'elles n'existent pas... ...Pourquoi pas la place de la Concorde ou l'esplanade des Invalides? Les Françaises et les Français âgés de 18 ans, dûment authentifiés comme tels, y seraient alignés au cordeau face à une tribune où le président de la République, flanqué de son ministre de l'Immigration, leur remettrait en les priant de la signer une "charte des droits et devoirs du citoyen". Pour éviter les couacs, un texte de La Marseillaise aurait été au préalable distribué à chaque participant. Vrai, une sorte de première communion civique... ...Et puis, par un triste jour de janvier, l'humanité se réveille avec 150000 morts ensevelis dans une île des Caraïbes, sur lesquels ni les écolos, qui sont d'ordinaire si bavards, ni les Cubains, qui sont juste à côté, n'ont rien à dire. Il ne reste que l'homme nu, couché dans sa misère, avec pour seul espoir ce sentiment exempt d'idéologie qui se nomme fraternité. |
Serpent
de mer : la carte scolaire
... Selon un rapport de 2008, signé d'un inspecteur de l'Éducation nationale, Jean-Pierre Obin, les académies ont souvent perpétué les vieilles pratiques, les notes sont restées l'élément déterminant d'affectation, en contradiction avec la volonté du ministre. Il semble que cet inspecteur se soit trompé sur les intentions d'alors. Car son rapport (*) n'a jamais été rendu public et il a été mis à la retraite d'office non sans s'être vu rappeler que même à la retraite un fonctionnaire restait soumis au devoir de réserve. Un an plus tard, suite à une demande de la commission des finances du Sénat, le 3 novembre 2009, c'est au tour de la Cour des comptes (pdf) de s'alarmer des effets de l'assouplissement sur l'éducation prioritaire : sur 254 collèges repérés comme particulièrement difficiles, 186 ont vu fuir leurs meilleurs élèves. Le ministère reste droit dans ses bottes. Pas le moindre bilan ne semble être tiré afin de savoir si, oui ou non, conformément à son objectif officiel initial, la consigne a fait reculer l'apartheid scolaire... ... "C'est le laisser-faire mou et complaisant aux procédures variables souvent incompréhensibles et obscures", écrit Philippe Tournier (SNPDEN) [ enquête auprès de 2758 collèges et lycées ] - pdf) --- (*)"...Le choix par les parents eux-mêmes, solution retenue par plusieurs pays étrangers, est un leurre. Compte tenu des capacités d’accueil, ce sont encore les principaux et les proviseurs des établissements recherchés qui décident en définitive, avec les inconvénients et les risques de dérive qu’on vient d’examiner..." Rapport IGAENR-IEN n° 2007-094, Octobre 2007 : « Les nouvelles dispositions de la carte scolaire » (pdf) ... Après trois ans d'assouplissement, où en est-on ? A lire la brochure que vient de publier l'Elysée (Trois ans d'action, 6 mai 2007 - 6 mai 2010), le bilan est encourageant: "En moyenne, 70 % des demandes des parents d'élèves (quant à l'établissement de leurs enfants) ont pu être satisfaites lors de la dernière rentrée." Malheureusement, c'est un tout autre son de cloche que rend l'enquête menée dans 2 758 établissements par le Syndicat des personnels de direction de l'éducation nationale, majoritaire chez les chefs d'établissement et qui est tout sauf un repaire de gauchistes. Or le constat qu'il dresse est alarmant. La "mise en concurrence latente" des établissements est une réalité tangible, qui met sous pression les collèges ou lycées les plus défavorisés : 50 % d'entre eux ont enregistré une baisse de leurs effectifs, et 10 % les ont même vu diminuer de plus du quart. La ghettoïsation scolaire, calquée sur la géographie urbaine et la ségrégation sociale, s'est donc renforcée. Classement" des lycées. A partir des données de l'E.N., de nombreux médias ont réalisé des classements, souvent différents les uns des autres. Le SNPDEN, principal syndicat des chefs d'établissements, a exprimé ses "vives réticences" sur l'usage fait par des médias des indicateurs de résultats des lycées, en demandant la mise en place de "règles de bonnes pratiques" en la matière... ..."l'usage de ces données, fait parfois sans précaution par des organes de presse, ne peut que susciter de vives réticences, en particulier quand cela revient finalement à classer en tête des établissements qui, certes, ont 100 % de reçus au baccalauréat sur des effectifs très réduits, mais qui obtiennent aussi ce résultat en éliminant massivement des élèves en cours de scolarité comme en témoignent sans ambiguïté les autres données". "A moins qu'ils ne recommandent ce type de pratiques aux établissements, les auteurs de ces classements doivent peser le message qu'ils délivrent par les choix qu'ils font". La suppression progressive de la carte scolaire, amorcée en 2007 et censée aboutir à la rentrée 2010 au "libre choix des familles" promis par Xavier Darcos, alors ministre de l'éducation nationale, doit bien se comprendre "dans la limite des places restant disponibles"... ... Le directeur de l'académie de Paris a aussi rappelé que les enfants venant de collèges publics avaient priorité sur ceux venant de collèges privés pour l'accès aux lycées publics. Le gouvernement envisage de confier aux préfets la responsabilité de suspendre les allocations familiales aux parents en cas d’absentéisme scolaire de leur enfant, et de modifier, par voie législative, le dispositif existant. L’UNAF expose les motifs de son opposition, rappelle l’arsenal existant, plaide pour un dépistage précoce des situations et pour un meilleur accompagnement des familles. Pourquoi l’UNAF est-elle opposée au principe de suppression des allocations familiales ? Pour 3 raisons : - Les allocations familiales sont destinées à compenser les charges liées à la présence d’enfants, et non à récompenser les "bons parents ». - Priver des familles de ressources, risque d’aggraver leurs difficultés. - Cette sanction est injuste car elle cible le seul public des familles allocataires. L’UNAF rappelle que la loi du 2 janvier 2004 avait supprimé le dispositif de suspension et de suppression des allocations familiales en cas d’absentéisme scolaire, au motif qu’il était jugé inéquitable et inefficace. Ce motif est encore valable. ... Confier ce dossier au Préfet ne réglera en rien la question du suivi social et de l’accompagnement des familles qui supposerait de rompre avec la politique de restriction mise en œuvre par la RGPP. Dans le cas de familles en difficulté, une assistante sociale est plus utile qu’une injonction préfectorale, même avec les meilleures intentions du monde. Force Ouvrière tient à rappeler que le travail social des CAF qui joue un rôle de prévention primordial dans le cadre du maintien du tissu familial a été fortement mis à mal ces dernières années. L’encadrement budgétaire des établissements scolaires comme des caisses d’allocations familiales va à l’encontre d’un réel suivi des familles... "Couper les allocations familiales constitue une mesurette populiste, qui n’a rien de pédagogique et n’aide pas à comprendre les raisons qui conduisent un élève à sécher les cours. Pendant qu’on sanctionne, on ne se demande pas si le cadre scolaire, avec ses classes surchargées et son manque d’encadrants, est adapté aux besoins des jeunes. L’absentéisme peut, certes, avoir parfois pour cause une éducation défaillante ou de mauvaises fréquentations. Mais priver la famille d’une partie de ses ressources financières peut s’avérer contre-productif et conduire l’élève à abandonner complètement le lycée pour travailler afin d’aider financièrement ses parents." Serpent de mer : les rythmes scolaires
... « Impossible de revenir sur le samedi matin, explique-t-on Rue de Grenelle. C'est désormais un symbole politique. On ne peut pas avoir l'air de désavouer Xavier Darcos. Mais la semaine de quatre jours est critiquée de tous côtés. Les journées sont trop lourdes pour les enfants. » Les fédérations de parents se réjouissent de l'impulsion donnée par la Degesco. Reste aux conseils d'école à trancher. Et aux politiques à poser, contre la volonté de l'industrie du tourisme, la question des si longues vacances scolaires, seule marge de manœuvre pour réduire significativement les journées des élèves... Dans la circulaire de préparation de la rentrée, les services du ministère demandent aux recteurs et inspecteurs d'académie d'être "attentifs à la gestion des rythmes scolaires, en relation avec les collectivités locales, les parents d'élèves et les enseignants". (bulletin officiel de l'Education nationale du jeudi 18 mars 2010) : "Les
recteurs et les inspecteurs d'académie seront attentifs à
la gestion des rythmes scolaires, en relation avec les collectivités
locales, les parents d'élèves et les enseignants. En visant
avant tout l'intérêt de l'enfant, ils étudieront les
formules les plus adaptées aux besoins de l'élève.
L'organisation de la semaine en neuf demi-journées (du lundi au
vendredi en incluant le mercredi matin) est encouragée chaque fois
qu'elle rencontre l'adhésion."
(2.1.2 Donner sa pleine mesure
à l'aide personnalisée)
Semaine de quatre jours
: la France est le seul pays européen à avoir adopté
ce rythme, à la rentrée 2008, et ce malgré de nombreuses
protestations de chronobiologistes.
L'Académie
Nationale de Médecine:
... En France, la journée d'un élève dure six heures, avec une pause d'une heure trente le midi. C'est la journée d'école la plus longue d'Europe! Alors, avoir instauré en plus la semaine de quatre jours est un contresens total. Semaine
de 4 jours : (gros) inconvénients confirmés (par un
rapport de l'E.N. ! )
Chantal,
30 ans de métier, se désole de «ce
retour en arrière». «Quand j'ai commencé,
les bébés étaient alignés dans des transats,
on leur donnait la bouillie, on changeait les couches et c'est tout. Aujourd'hui,
on prend le temps d'écouter les enfants, de faire des activités,
ou tout simplement de parler aux parents. On va perdre tout ça,
la crèche va redevenir une garderie.»...
"Hier,
on était face à la démarche isolée de quelques
individus qui exigeaient un droit aux cours. Aujourd'hui, se répand
l'idée que la famille a un droit de regard, qu'on
peut surveiller l'école, y compris en passant par le tribunal
administratif, analyse
l'historien de l'éducation Claude Lelièvre. La judiciarisation
est une évolution globale de la société, qui se manifeste
aussi dans l'école. Cela recrée un rapport de force à
l'heure où les syndicats ont perdu de leur poids."
"Depuis la rentrée, plus de 20.000 parents ont signalé à la FCPE sur ouyapacours des heures de cours perdues faute de remplacement", écrit le président de la FCPE, Jean-Jacques Hazan. "L'absence de gestion cumulée à la suppression massive de postes empêche toute solution sérieuse pour améliorer le droit des familles". "L'Education nationale s'avère incapable de remplacer de façon pérenne les enseignants absents", ajoute-t-il, soulignant que le problème, reconnu dans le second degré (collèges et lycées), vaut aussi dans le premier degré (écoles), notamment en Seine-Saint-Denis. La FCPE y voit une "rupture de contrat" dans "l'obligation scolaire" due aux "familles et aux élèves" d'une continuité du service public d'éducation. M. Hazan réclame "un coup d'arrêt aux suppressions de postes d'enseignants". Il demande au ministre "de fixer des objectifs clairs chiffrés et datés à (ses) services pour rendre les remplacements effectifs". (afp
- 01 03 10)
«Nous sommes soumis en tant que parent à une obligation scolaire pour nos enfants, et il appartient à l’Etat de fournir les moyens du service public d’éducation» Au cours de son CP, puis de son CE1 depuis la rentrée de septembre, sa fille «a été en face de 18 maîtres ou maîtresses différents et a manqué sur les six derniers mois 13 jours de classe d’un enseignement obligatoire», affirme-t-il dans sa plainte datée de vendredi. Daniel Garault a indiqué avoir déposé une seconde plainte, concernant l’enseignement de langue vivante à sa fille. «L’enseignement de cette matière n’a débuté que le 23 janvier 2010» et non à la rentrée en septembre 2009, dénonce-t-il. «Au titre de réparation du préjudice, je vous demande le rattrapage des heures non assurées (…) ou à défaut, une somme correspondant aux émoluments de cours à domicile», ajoute le parent d’élève dans les plaintes. Daniel Garault appelle à «un dépôt de plainte collectif» des parents d’élèves, le 9 mars, au tribunal administratif de Montreuil. Le rapport d'information du Sénat sur l'éducation en banlieue dénonce pourtant en premier lieu une répartition des moyens qui ne permet pas toujours d'améliorer significativement le taux d'encadrement dans l'éducation prioritaire : les élèves sont ainsi plus nombreux par classe (24 en moyenne) dans les écoles primaires classées en éducation prioritaire dans l'académie de Créteil qu'ils ne le sont dans la moyenne nationale des écoles primaires classées hors éducation prioritaire (23,5) ! Des aberrations semblables ont été relevées dans des collèges d'autres académies. La répartition des crédits par les académies tient en effet inégalement compte de l'appartenance de l'établissement à l'éducation prioritaire. Si cette situation est permise par la volonté de «déconcentration» de l'État, les acteurs de terrain devraient néanmoins expliquer «la pertinence de leurs politiques», critique le rapport. Cette «approximation» dans le recensement des moyens publics consacrés aux interventions éducatives montre aussi que ces politiques recouvrent des dispositifs qui se juxtaposent plus qu'ils ne s'articulent entre eux. La prolifération de ces interventions pose des difficultés : méconnaissance des dispositifs, effets de concurrence ou de redondance, difficultés de coordination entre des intervenants nombreux. L'optimisation du hors temps scolaire est à ce titre une vraie question, observe le rapport, car on «aboutit parfois à une dilution des actions menées dans le secteur éducatif», estime le Sénat...
c’est
le « système scolaire lui-même qui est vécu par
les lycéens comme une sanction. Et
qui donc est la source d'un mal-être quotidien. «Les
profs ne captent pas le public qu’ils ont en face d’eux. Ils ne savent
pas comment nous intéresser aux choses. Ils nous font étudier
des trucs de vieux» déclare ainsi Emmanuel, élève
en seconde au lycée Jean-Baptiste-Say (Paris XVIe).
Serpent de mer : la carte scolaire ... Les chefs d'établissements
veulent avoir des informations concernant les effets de l'assouplissement
de la carte scolaire sur les effectifs en élèves des établissements,
sur la mixité sociale mais aussi sur la mixité scolaire (est-ce
que les établissements ont des élèves de tous niveaux?).
Selon M. Tournier, ces établissements pourraient connaître actuellement "une déstabilisation muette, qui n'est pas spectaculaire". "Dans des endroits sans histoire, les choses sont en train de basculer" et il y a un risque de "dérive vers des établissements mono-sociaux et mono-scolaires". Le gouvernement donne uniquement
les chiffres des dérogations obtenues, chiffres qui n'ont "aucun
intérêt" pour éclairer la situation des établissements.
PISA...OCDE..."Finlande"... ...Une
explication de l’indifférence de PISA aux programmes scolaires est
que l’enquête n’a pas pour objet premier de servir les buts de l’école.
Elle
viserait à encourager un esprit de compétition au service
du développement des politiques néolibérales favorisées
par l’OCDE. Le fait qu’un tel esprit de compétition soit développé
autour d’aptitudes à faire face aux situations de la vie quotidienne
est néanmoins lourd de significations. Comme ce fut le cas à
propos de la définition du Quotient Intellectuel, ces aptitudes
s’inscrivent dans une vision implicite du bien vivre dans nos sociétés.
Mais, comme pour les tests de Binet, la question se pose de savoir si ces
aptitudes réfèrent à autre chose qu’à ce que
mesurent les tests. Autrement dit, les tests de PISA sont-ils adaptés
à leur objet, les capacités à jouer un rôle
social et économique constructif dans une société
démocratique moderne, et les capacités des sociétés
à faire face aux défis du présent et du futur ?
La France a consacré 129,4 milliards d'euros à son système éducatif en 2008, soit un niveau stable en euros constants pour la 3ème année consécutive. (Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance -DEPP- du ministère de l'Éducation nationale). Cette part (6,6% du Produit intérieur brut -PIB-) reste légèrement supérieure à la moyenne des pays de l'OCDE, mais diminue sans discontinuité depuis 1995, où la France consacrait 7,6% de son PIB à l'éducation. ...La France se situe un peu au-dessus de la moyenne des pays comparables pour les dépenses par élève dans l'enseignement secondaire. Mais elle est nettement en retard pour l'enseignement supérieur. On y dépense 11 600 euros par étudiant, contre 17 000 en Suède, par exemple. Mais ce que l'on dit beaucoup moins souvent, c'est que l'écart est encore plus défavorable au cycle primaire (maternelle et élémentaire). Un élève y coûte 5 500 euros, contre 7 700 en Suède : 40 % de plus ! Or, c'est dans les petites classes que s'acquiert le socle des connaissances et que naissent les inégalités sociales. La France devrait repenser son enseignement pour les plus jeunes et y investir davantage. Sauf à se lancer dans une course perdue d'avance pour concurrencer les pays en développement, c'est bien sur la matière grise qu'il faut miser. Cette problématique est au cœur de tous les discours officiels, et en particulier de celui de Nicolas Sarkozy et du gouvernement autour du « grand emprunt ». Mais les politiques réellement mises en œuvre sont en complète contradiction avec ces belles paroles... ...De nombreuses données mettent en effet en évidence la réalité de la stagnation du système éducatif français depuis quinze ans. De 1995-1996 à 2007-2008, la durée de scolarisation a légèrement diminué, passant de 19 à 18,6 ans. |
... Dans
cette nouvelle étude, la société apparaît
non seulement encore fâchée avec sa jeunesse,
qu'elle estime «individualiste»
et «peu tolérante», mais aussi très dépendante
des ressources parentales.
Peu
enclins à se prendre en main, selon 62% des Français,
les 15-25 ans passent pour inactifs
et irresponsables dans leurs comportements, pour 56%,
et se distinguent à leurs
yeux par un cruel manque de lucidité qui fait reculer leur autonomisation
et leur insertion dans la société.
«Ils
sont exaspérants d'indolence, d'inactivité, de manque de
motivation et de curiosité...
... Il y a encore peu de
temps, l’enfant était considéré comme un petit être
« à éduquer ».
Aujourd’hui,
les parents sont dans le « scotchage générationnel
» avec lui, contents d’avoir à leurs côtés
un confident avec lequel ils partagent tout.
On connaît la responsabilité
des mamans dans le phénomène « lolita ».
La plupart pensent qu’en
autorisant très tôt leurs filles à devenir des femmes,
elles échapperont à la crise d’adolescence.
Résultat ? Les enfants
se sentent implicitement autorisés à brûler les étapes.
Et ce pour le plus grand
bonheur du marketing, car les professionnels savent très bien que
plus tôt on « ferre » un consommateur,
plus longtemps on le garde
dans son giron. C’est sur ce chapitre que les parents ont leur mot à
dire :
il
faut apprendre aux enfants à résister au monde de la consommation...
| ...Ainsi,
on peut, à la télévision française, électrocuter
un homme jusqu'à 360 volts et incarner…
la résistance au pouvoir. Seule Claude Halmos, psychanalyste, aura
une petite phrase sur le fait que TOUS les candidats ayant accepté
sont des bourreaux, évidemment, et pas simplement ceux qui vont
jusqu'à 450 volts. Mais on est vite passé à autre
chose.
Les articles et commentaires qui accompagnent la diffusion de cette émission, y compris pour la critiquer, répètent d'ailleurs tous la même chose : stupéfaction quant aux 80 % qui vont jusqu'au bout. Les autres, les 20 % qui restent, ceux qui infligent jusqu'à 360 volts, laissant leur victime au bord de l'arrêt cardiaque, sont les bons de l'expérience. Ils seront d'ailleurs rangés dans le documentaire dans la catégorie des "désobéissants", illustrée par cet incroyable héros de la place Tiananmen, qui était venu se dresser devant une colonne de chars. On reste sans voix... ... Les deux ex-ministres soulignent aussi que « le Jeu de la mort » a été programmé sur le service public en prime time, sans précaution particulière hormis un avertissement destiné aux téléspectateurs de moins de 12 ans. « C’est d’autant plus grave, argumente Paul Quilès, que, comme le prévoit sa charte, France Télévisions s’abstient en général de montrer, notamment dans les journaux, le spectacle de la violence pour la violence. Imaginons l’impact du Jeu de la mort sur les esprits fragiles ou sur un jeune de 13 ans qui aura pris cette émission en cours ! » De son côté, Marie-Noëlle Lienemann ne décèle aucune vertu dans le documentaire. « Au bout du compte, le spectateur risque de retenir qu’une majorité de gens sont manipulables, et donc pas responsables », redoute l’élue PS. Il appartient désormais à la justice de dire si oui ou non le « Jeu de la mort » avait une vertu éducative ou était une incitation à la violence... Pourquoi obéit-on? Parce que toute notre éducation nous a appris à le faire. Parce qu'on est "quelqu'un de bien" socialement parlant. La propension à l'obéissance n'est pas innée, elle fait partie des acquis, d'un apprentissage d'autant plus efficace qu'il a été long. En ce qui concerne nos "candidats", outre cette propension à l'obéissance, les deux facteurs qui conditionnent leur obéissance sont, d'une part, le fait qu'ils sont venus pour se mettre au service; d'autre part, qu'ils ont été modelés par la télé pour être de "bons joueurs", capables d'accomplir des choses difficiles en gardant sourire et décontraction...
Et si la mort en direct
devenait un divertissement ?
Les dérives de la téléréalité sont graves. Violences, tortures, humiliations dominent les programmes dans le monde entier. La télévision détient-elle un pouvoir spécial ? Dans les années 60, une expérience psychosociale prouvait que 62 % des individus administraient des chocs électriques extrêmes en obéissant aux ordres d’un scientifique. L’équipe de Christophe Nick a transposé cette expérience à l’univers des jeux télé. 80 Français, un jeu aux règles abjectes. Vont-ils se soumettre aux ordres de Tania Young qui exige qu’ils infligent des chocs électriques à un inconnu. Qui va se soumettre ? Combien oseront désobéir ? Une expérience extrême et une réflexion profonde sur le rôle de la télé aujourd’hui. "JUSQU'OU VA LA TELE ?"
... Première conclusion accablante : à bientôt cinquante ans de distance, et malgré tout ce que nous sommes censés avoir appris sur la Shoah, les comportements passifs d'obéissance des individus, lorsqu'ils sont confrontés, même avec une anxiété réelle, aux ordres d'une autorité destructrice à leurs yeux légitimes - ce facteur de la légitimité est déterminant - l'emportent toujours sur le petit nombre (près de 20 % dans l'expérience Zone extrême, autour de 35 % dans l'expérience standard chez Milgram) de ceux qui se comportent, à un moment donné, en individus libres, responsables et, par conséquent, rebelles... ... C'est ainsi que les sujets sont d'autant plus incités à obéir qu'ils adhèrent aux valeurs de la coopération sociale et de l'amabilité et qu'ils sont socialement intégrés. Inversement, ceux qui se sentent le moins satisfaits de leur sort ou ont une inclination au refus de statu quo social ont une bien plus grande propension à la rébellion. Il existe une grande différence entre "être pris par les circonstances" et la capacité à leur "faire face", et cette capacité se rapporte à une manière personnelle de se rapporter au monde et aux autres qui est le propre de ceux qui savent ne rien perdre de leur présence à soi et de la fidélité à leurs principes. Ce que ces résultats indiquent, c'est que l'action désobéissante est plus difficile pour les personnes les plus intégrées dans le système... ...A moins de considérer que la fin justifie toujours les moyens, et d’être ainsi peu éloigné de la pensée totalitaire, on ne peut aussi passer sous silence les lendemains qui déchantent pour les candidats testés. Comment sera perçue dans son environnement social, familial, professionnel la « prestation » du pseudo-tortionnaire ? Quelles en seront les conséquences individuelles ? Toute l’équipe de Christophe Nick s’est employée à rassurer les cobayes en leur disant que leur comportement a été parfaitement « normal » et qu’aucun ne doit se sentir coupable car, n’est-ce pas, nous sommes tous des victimes de l’emprise télévisuelle. Du reste, n’y a-t-il pas que trois personnes qui ont refusé d’apparaître à visage découvert ? Chacun est volontaire pour aider à une prise de conscience globale... Mais on peut aussi se demander si l’émission n’abuse pas de son cautionnement universitaire ou scientifique pour obtenir une forme de soumission à un projet de diffusion grand public. Cela ne vous rappelle rien ? Il n’est pas tout à fait sûr, en outre, que « Le Jeu de la mort » ne profite pas de la faiblesse d’individus qui préfèrent une petite notoriété, même négative, au néant télévisuel. Après avoir administré 460 volts, l’un d’eux demande en quittant le plateau à un membre de la production : « Est-ce que j’ai été bon ? » ... .. Des expériences similaires ont été réalisées avec des animaux mais leurs conclusions sont largement différentes. Les animaux préfèrent ne pas recevoir de nourriture plutôt que d'infliger un choc électrique à autrui (à noter que dans « Zone Xtrême » il n'y avait rien à gagner). Il en va ainsi des singes rhésus par exemple. Dans une expérience réalisée en 1964, 80% des singes ont arrêté d'actionner la chaîne qui leur délivrait de la nourriture quand ils se sont aperçus que cela infligeait une décharge à l'un de leurs compagnons. Ils ont préféré avoir faim plusieurs jours durant… Même expérience, réalisée avec des rats, et mêmes conclusions : les rats ont préféré cesser de s'alimenter plutôt que de faire souffrir un de leurs congénères... ... "Maintenant, j’aime bien participer à des interrogatoires encore plus musclés, ceux par exemple où l’on enfonce des cure-dents un à un dans les mains des suspects récalcitrants", a-t-il ajouté froidement. Il était là devant moi à me raconter ça, avec ses lunettes à monture noire qui lui donnaient un air de rat de bibliothèque. Il ne différait extérieurement en rien du jeune homme qui, il y a quelques mois, critiquait très durement les interrogatoires musclés. Désormais, ses propos me font froid dans le dos, et j’ai l’impression qu'il est le diable incarné. Je n’aurais jamais cru qu’un étudiant ayant reçu une solide formation en droit puisse se laisser entraîner si vite dans un environnement si malsain. Comment un homme d’un naturel bon a-t-il pu si vite laisser libre cours à sa bestialité, au point d’en devenir "dépendant" ? |
La
Sécurité, disent-ils
violences
"scolaires"
...Oui,
les adolescents, à l'évidence, peuvent être des tyrans.
Les jeux du pouvoir s'exercent
entre eux, souvent avec violence, et avec les professeurs,
dans un rapport de groupe
à individu très étrange, car le groupe a son psychisme,
aléatoire et capricieux...
...En fait, je crois que,
comme tous mes collègues, je
suis dans ma classe toute la société.
Seul et innombrable. Ma
parole sédimente mille strates sociales, porte le poids d'un immense
environnement
et plus cette société
est solide et saine, plus ma parole a d'autorité.
Plus la société
est fragile, socialement émiettée, moins ma voix s'élève
(je me souviens d'un collège
où la vue portait sur une usine désaffectée ;
si cette usine avait tourné,
tout aurait mieux marché dans nos cours.
Et la crise de l'Etat-providence
qui succède aux scandales financiers aura forcément pour
conséquence d'augmenter la violence).
Dans ma classe, je suis
moi-même, avec mes qualités et mes défauts, avec ma
personnalité...
...Je suis enseignant
du premier degré affecté au remplacement d'enseignants partis
en stage de formation continue
(chaque enseignant du
premier degré a droit à 36 semaines de formation au cours
de sa carrière) en Seine-et-Marne.
Mais dans les faits,
la formation continue n'existe quasiment plus faute de crédits
et j'effectue des remplacements
de collègues malades.
Le
taux de remplacement est de plus en plus faible
et
nous sommes déplacés en fonction des réactions de
mécontentement des parents :
qui râle le plus
fort obtient un enseignant au détriment d'autres secteurs moins
mobilisés.
L'année dernière
j'ai été affecté en urgence, fin février, hors
de ma zone géographique,
dans
une classe qui n'avait pas d'enseignant depuis les congés de la
Toussaint...
Des
obsèques quasiment nationales pour un homme qui fut membre du gouvernement
de Franco d'un côté,
plusieurs procédures,
dont une concernant les fosses franquistes, de l'autre.
L'Espagne est bel et bien
divisée, scindée en deux, comme aux pires heures de son histoire.
Mémoire courte
A ma droite, un concert
de louanges pour le rénovateur de l'olympisme.
Soit. Il
a surtout fait des Jeux un business où règnent en maîtres
l'argent et le dopage, assez loin des valeurs fondatrices de ce
mouvement.
L'essentiel n'est plus de
participer, mais d'engranger un maximum de bénéfices.
La presse espagnole dans
sa quasi globalité ne tarit pas d'éloges sur cet homme et
a couvert son enterrement comme s'il s'agissait d'un chef d'Etat.
| ... «Trouvez-vous
injustifiable de réclamer indûment des aides publiques?»
:
89% des Danois disent «oui, c'est injustifiable», 70%
des Britanniques, mais seulement 38% des Français, bons derniers.
Profitez du système, puisque les autres le font. Du coup, seuls
25% des Français «font confiance aux autres».
Rappelons que nous sommes le pays qui donne des leçons de «solidarité»...
Mais d'où cela vient-il? «De mai 1940», répondent les auteurs dans un passage très original. Avant Vichy, les Français étaient dans la moyenne européenne, ils faisaient confiance. C'est après qu'ils décrochent. Est-ce la défaite? La collaboration? Probablement. Mais aussi la suite... ...C’est comme si chaque jour les parents et les éducateurs disaient : «en ce monde, même nous ne sommes pas en sécurité chez nous ; comment s’y mouvoir, que savoir, quel bagage acquérir sont pour nous aussi des mystères. Vous devez essayer de faire votre mieux pour vous en tirer. De toute façon vous n’avez pas de compte à nous demander. Nous sommes innocents, nous nous lavons les mains de votre sort.» Un tel épuisement existentiel (on parle à juste titre du burn out d’un nombre grandissant d’enseignants) ne peut qu’engendrer désarroi et affolement chez les désaffiliés; la violence scolaire n’est jamais qu’un langage-symptôme. Il faudra bien un jour faire la part de ce qui revient à notre irresponsabilité collective. Mais justement, la désormais «a-relation» éducative ne permet plus d’entendre la déglingue de l’effroi et cette surdité est violence première : «Il y a violence, écrivait le philosophe Eric Weil, dès lors que je ne fais pas participer l’autre à l’élaboration de mon propre discours.» Qui
consent à écouter les élèves d’un collège
ou d’un lycée concerné par la violence sera frappé
par la litanie des violences que les jeunes disent subir (humiliation,
mépris, manque de respect, violences des mots et des attitudes).
Pourquoi cette parole-là aurait moins de valeur ou de pouvoir explicatif
que l’autre ? Peut-on parler de la violence scolaire sans parler de la
violence à l’encontre des jeunes ? Réputés acteurs
de violences, ceux-ci en sont-ils pour autant les auteurs? Qui
a écrit la pièce, qui a dressé la scène et
distribué les rôles ?
... Luc Chatel semble avoir trouvé la solution à tous ces problèmes. Il faut «sanctuariser» l'école, nous dit-il. C'est, en réalité, le contraire qu'il faut faire. D'abord parce qu'une école-sanctuaire ne ferait qu'aggraver le sentiment d'exclusion dont j'ai parlé, et qui joue sans doute un rôle, déjà, dans ces agressions répétées contre des établissements. Ensuite parce que le savoir n'est pas sacré et ne doit pas l'être. Il n'est pas cet objet figé qu'il nous faudrait regarder, d'en bas, avec une déférence craintive. Le savoir, cela se travaille au corps, cela se manipule, il faut pouvoir se l'approprier, et pour y parvenir, il faut pouvoir le questionner, le remettre en cause pour mieux en éprouver la solidité. Enfin parce que, pour achever sa mission, pour faire accéder nos enfants, tous nos enfants à une citoyenneté libre, l'école doit s'ouvrir sur la cité. Elle doit être, non pas une forteresse, mais un lieu de passage, d'ouverture et de maturation, de sédimentation lente. Elle doit être, non pas un lieu où l'on ne pourrait plus voir à cause de la hauteur des murs, mais un lieu où les regards s'échangent, où l'on se laisse interpeller. Un lieu, en un mot, où l'on pense le réel que l'on a sous les yeux... ... Une partie des violences sont provoquées par d'anciens élèves, qui reviennent sur les lieux de leur échec ou de leur souffrance scolaires. Dont beaucoup de jeunes qui ont été exclus pour des problèmes de comportement : « On a eu jusqu'à trente conseils de discipline dans l'année. C'est devenu une procédure de gestion comme une autre. Mais les conséquences sont catastrophiques parce que, faute de suivi, les gamins en question sont rapidement déscolarisés », témoigne un enseignant... ... Bien sûr, on ne règlera pas les problèmes de la violence à l'école en distribuant des pantoufles, même à voix basse. Mais les actuels partisans de la sanctuarisation veulent faire de l'école une forteresse. On a pensé un temps à renforcer les grilles. On parle de recruter des vigiles comme dans les supermarchés et pourquoi pas des maîtres-chiens ? On a même envisagé d'installer des portiques de détection d'armes ,à l'école ! Dans un autre film, plus récent celui-là, La Journée de la jupe, le personnage interprété par Isabelle Adjani tient en respect une classe entière avec un pistolet. Magnifique symbole de cet univers dominé par la peur où les élèves ont peur des enseignants et où les enseignants ont peur des élèves... Quelle coïncidence : depuis l’enterrement du grand débat, et la panne technique de la loi antiburqas, les nuages s’amoncellent sur les établissements scolaires... ...Cette déconnection, entre un phénomène réel et l’inflation de sa représentation, s’appelle un emballement médiatique. Pour construire un emballement, que faut-il ? D’abord, un terrain fragile, instable, propice au tremblement des effrois collectifs. L’école est le meilleur qui soit. Elle concentre tant de peurs ! Quand on ne craint pas les bandes organisées, ce sont les enseignants pédophiles, l’intrusion du voile, et bientôt certainement de la burqa, la baisse du niveau en orthographe, la suppression de l’histoire, les maths modernes, les maths anciennes, et la suppression du grec... ...Comme si l’espace collectif, réservé en permanence aux peurs et aux effrois, avait horreur du vide. Comme s’il fallait impérativement quelque chose pour le remplir... Plus de neuf Français sur dix (93%) sont favorables au renforcement du personnel de surveillance dans les écoles pour lutter contre la violence, selon un sondage Harris Interactive. Les personnes interrogées sont majoritairement opposées (70%) à la présence de policiers dans les établissements mais se prononcent à 75% pour une présence policière autour des écoles. Pour
la Défenseur
des enfants, Dominique Versini, il est "indispensable que soient
prises en compte dans les futurs États généraux de
la sécurité à l'école les propositions faites
[le 20 mai 2009] par les collégiens et lycéens lors de sa
consultation nationale 'Parole aux jeunes'".
Que l'insécurité s'accroisse dans les collèges et les lycées n'est pas vraiment surprenant : en 2004, l'Education nationale employait encore 50 000 personnes pour y assurer la « surveillance » sous différents statuts, aujourd'hui, ils ne sont plus que 28 000, quasiment moitié moins… Mais ce qui se passe sur ce plan ne fait qu'illustrer un désinvestissement plus général. La part des richesses produites chaque année, le fameux produit intérieur brut (PIB), consacrée à l'éducation était de 7,6 % en 1996. En 2008, elle n'était plus que de 6,6 %, en baisse une fois de plus par rapport à 2007. Nicolas Sarkozy veut réduire la part des dépenses publiques dans le PIB. En matière d'éducation, c'est déjà le cas chaque année depuis près de quinze ans… Les solutions passent-elles par un accroissement du nombre de surveillants ? Si les surveillants ne sont pas engagés dans un projet global d'établissement, ils ne servent pas à grand-chose et sont surtout les premières victimes. Le travail en équipe, qui est primordial, fonctionne quand les enseignants sont stables. Un recrutement national, avec un turn-over considérable, ça n'existe qu'en France ! C'est dur à entendre pour les intéressés, mais les solutions passent par un meilleur fonctionnement interne des établissements : en France, on considère que l'école n'a pas à s'occuper de la violence. On oppose transmission des savoirs et pédagogie, alors que l'une ne va pas sans l'autre... ...Dans certaines des pires favelas du Brésil, la violence qui domine le quartier n'entre pas à l'école. L'école est protégée par les parents qui y sont très actifs. En France on perçoit trop souvent les familles comme des adversaires de l'école... (Eric
Debarbieux, professeur des universités à l'Université
de Bordeaux II,
est président de l'Observatoire international de la violence à l'école. Ancien instituteur spécialisé, et du mouvement Freinet). E. Debarbieux vient d'être nommé à la présidence d'un "conseil scientifique" chargé d'apporter une expertise dans la préparation et le suivi des "états généraux de la sécurité à l'école" prévus en avril.. Alors que le gouvernement vient d’annoncer des “états généraux de la sécurité à l’école“, il est intéressant de regarder ce que le déploiement de forces (et de technologies) de sécurité à l’école a comme conséquence aux Etats-Unis. Ainsi, de plus en plus d’écoles appliquent une “tolérance zéro” et renvoient temporairement des enfants ou adolescents parce qu’ils avaient oublié leur badge, donné un aspirine à un autre élève, pris leur téléphone portable, une paire de ciseaux voire un coupe-ongles… Le nombre d’expulsions est ainsi passé de 1,7 million en 1974 à 3,1 millions en l’an 2000. Pourtant, les statistiques montrent que la violence à l’école a diminué de moitié entre 1992 et 2002. Dans le même temps, on assiste à une explosion du nombre d’arrestations au sein même des écoles. En cause : le fait que de plus en plus de collèges et lycées emploient des officiers de sécurité scolaires à plein temps pour surveiller ce qui se passe dans les couloirs. En 2004, le Texas y a consacré 60 millions de dollars et, en 2004, le gouvernement fédéral a dépensé 60 millions de dollars pour embaucher des officiers de police, et 19,5 dans des équipements de sécurité de type détecteurs de métaux. ![]() Une
jeune fille de 12 ans ayant écrit «Je t’aime Alex»
sur les murs d’une école, a été envoyée pour
quatre mois dans un établissement "accueillant" des élèves
"en
difficulté". La WWASP patronnée par le professeur
Skinner, le père de la psychologie comportementaliste,
gèreces
camps pour ados "difficiles" ("Tranquillity bay"). Pour 3000
dollars par mois, il promet de transformer ces récalcitrants en
citoyens dociles et travailleurs. Parmi beaucoup d'autres jolies colonies
de vacances de ce type : Eagle Academy...
Les caméras, solution miracle aux problèmes de la violence à l'école ? Xavier Bertrand, le secrétaire général de l'UMP, défend l'idée, proposant ce mercredi de «développer beaucoup plus la vidéosurveillance dans les lycées et aux abords». Sauf que les trois dernières agressions d'élèves ont eu lieu dans des lycées du Val-de-Marne... équipés de caméras. A quoi sert la vidéosurveillance ? Combien coûtent ces installations ? Qui paie ? Et en pratique, qui regarde les images filmées ? ... Aujourd'hui, sur les 461 lycées d'Ile-de-France, 300 sont équipés de caméras de surveillance, soit 60% des établissements. ... Quand Luc Chatel annonce un renforcement des conditions de sécurité (clôtures/caméras de surveillance), c'est en réalité la région qui paye. «...
la vidéo c'est superbien, il faut en mettre partout»,
dit-on au conseil régional d'Ile-de-France... 60 propositions et 20 bonnes pratiques de terrain. Voilà ce qui ressort du rapport sur la délinquance des jeunes remis aujourd'hui par Jean-Yves Ruetsch à Jean-Marie Bockel, le secrétaire d'Etat à la Justice. Ruetsch est le responsable du service Prévention Citoyenneté de la ville de Mulhouse, commune dont Bockel demeure le maire. On s'en doutait: les pouvoirs publics peuvent mieux faire. La prévention de la délinquance, dit le rapport, "reste insuffisamment investie par les politiques publiques", avec des innovations locales trop éparpillées. De son passé de DRH chez l’Oréal, Chatel a visiblement gardé l’art de jongler avec les effectifs… et un talent cosmétique certain pour maquiller les chiffres. Il y a bien environ 12 000 conseillers principaux d’éducation dans les établissements français (en 2009, ils étaient 11 967 pour être précis), mais c’est bien la seule chose de juste dans ce qu’affirme le ministre. En 2002, ils étaient 11 207 et non 9 000. Les effectifs ont régulièrement progressé jusqu’à atteindre 12 659 CPE en 2006. Mais Chatel se garde bien de dire que depuis trois ans, ils sont clairement orientés à la baisse. Les CPE étaient 12 477 en 2007, 12 211 en 2008, avant donc de descendre sous la barre des 12 000 en 2009 pour la première fois depuis 2004. Raison de cette érosion, une réduction drastique des recrutements. Tous les six mois, le gouvernement prétend résoudre les problèmes sociaux en modifiant le code pénal ou le code de procédure pénale. Plus que la peur, je pense qu’il s’agit avant tout d'une stratégie électorale. D’autant plus que l’autre grande stratégie électorale -le prétendu "grand débat" sur l’identité nationale- a échoué. Il faut comprendre une fois pour toute que la sécurité est un fond de commerce pour les discours politiques de droite (ceux de gauche ayant les leurs aussi naturellement). C’est un marqueur politique, idéologique, presque identitaire et c’est important pour l’électorat le plus âgé et le plus droitisé... ... On est complètement à côté de la plaque. En revanche, il y a de vrais problèmes de surveillance et de discipline dans certains établissements scolaires. Et ces établissements ont besoin de surveillants. Seulement les surveillants ça coûte cher, tandis que décréter un couvre-feu, ça ne coûte rien. Et c’est toute la question. L’Etat tient actuellement un double discours permanent sur la sécurité. D’un côté, il a besoin électoralement de dire "la sécurité c’est moi". De l’autre il se désengage de plus en plus. Donc, on privilégie les mesures symboliques qui ne coûtent rien. (Laurent Mucchielli
à propos de la LOPPSI)
... A Paris, le gouvernement, soutenu par la mairie, s’apprête à mettre en oeuvre un premier plan d’installation de 1250 caméras dans l’espace public pour un coût estimé de 300 millions d’euros... Le Comité régional Ile-de-France de la LDH déplore les campagnes de désinformation orchestrées par un certain nombre de municipalités et d’élus franciliens concernant la vidéosurveillance. Elles révèlent le refus d’un débat citoyen ouvert et contradictoire. Elles visent à masquer l’absence de preuve d’efficacité de la vidéosurveillance dans la lutte contre la délinquance et le terrorisme, et ignorent sciemment les risques d’atteintes aux libertés publiques. Enfin, elles symbolisent une volonté d’imposer une politique de répression au détriment d’une approche préventive de la violence dans notre société. Ce réseau de lutte contre la vidéosurveillance en Ile-de-France contribuera à informer et alerter les francilien(ne)s sur un fiasco programmé en s’opposant au développement d’une technologie au coût exorbitant, emblématique de la mise en place graduelle d’une société de surveillance généralisée. ... Afin de lutter contre l'échec scolaire, M. Chérèque (CFDT) s'est déclaré partisan de classes à effectifs réduits dans les quartiers défavorisés avec, en échange, "des classes plus chargées dans certains quartiers où il y a plus de facilités d'accès à l'éducation et à la culture". M. Chérèque a déploré l'absence de travailleurs sociaux dans les écoles. "Je suis assez effaré de voir qu'on peut faire rentrer rapidement la police dans les écoles alors qu'il y a des gens qui se battent depuis vingt ans pour y faire entrer des éducateurs". A l'automne, les ministres de l'intérieur et de l'éducation nationale avaient lancé un plan de "sécurisation" des collèges et lycées. Il y a quelques jours seulement, le Parlement adoptait une nouvelle loi créant un délit d'intrusion dans les établissements scolaires, passible de la prison. Mais, dans le même temps, les mêmes, gouvernement et Parlement, invoquent la réduction des déficits publics pour rogner les effectifs de l'éducation nationale : 16 000 postes d'enseignants seront supprimés à la rentrée 2010, après les quelque 14 000 de la rentrée 2009. Au-delà des rituelles revendications syndicales, chacun reconnaît pourtant qu'un bon encadrement par les adultes est la condition sine qua non de la sécurité dans les établissements. Le 2 février, le conseil d'administration de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF), consulté pour avis, a approuvé un projet de décret relatif aux "établissements et services d'accueil des enfants de moins de 6 ans", c'est-à-dire les crèches et jardins d'enfants. Pour l'essentiel, le texte réduit les exigences en matière de qualification du personnel et assouplit les possibilités d'accueil d'enfants en surnombre. Cette réforme est présentée comme un simple toilettage technique d'un texte obsolète, et n'a guère fait l'objet de publicité. .... ...Le décret en préparation marque donc une inflexion profonde d'un instrument de politique économique et social majeur. En privilégiant la quantité sur la qualité, il modifie à la fois le niveau et la répartition de la production de "capital humain" dans notre pays. On aurait pu croire qu'une décision de cette importance ferait l'objet d'une étude, peut-être même d'une expérimentation, comme c'est le cas outre-Atlantique. Non. Cette décision a été prise sans l'ombre d'une évaluation. Sans l'ébauche d'un débat public. .. Je suis inquiet car je perçois, à travers les dossiers qui me sont adressés, une société qui se fragmente, où le chacun pour soi remplace l'envie de vivre ensemble, où l'on devient de plus en plus consommateur de République plutôt que citoyen. Cette société est en outre en grande tension nerveuse, comme si elle était fatiguée psychiquement... ...En 1995, le grand thème, c'était la lutte contre la fracture sociale, on se demandait alors encore comment vivre avec l'autre. Sept ans plus tard, en 2002, le thème dominant est devenu la sécurité, se protéger de l'autre dans une société fragmentée, inquiète et sans espérance collective... |
"terrorisme"
| ...
Les
terroristes ont gagné : ils n’ont plus besoin de tuer des
gens pour les terroriser. Et nos dirigeants foncent dans le panneau, et
banalisent encore et toujours plus les technologies de surveillance.
Pendant ce temps-là, la CNIL et ses pairs, créés pour protéger les citoyens du fichage administratif et de la surveillance d’Etat, nous alertent sur les dangers pris par ces ados qui montrent leurs fesses sur Facebook. Il y a un mot pour qualifier cela : c’est de la novlangue. On ne retient généralement de 1984, le roman de George Orwell, que la seule société de surveillance. On oublie que, pour y parvenir, la Police de la pensée de Big Brother organise aussi un appauvrissement planifié de la langue. On ne “surveille” pas pour “surveiller“, mais pour contrôler, et se maintenir au pouvoir. La question de la “vie privée” est politique : il n’y a pas de libertés sans vie privée. Et je me plais à penser que le sujet est autrement plus intéressant, important et vital pour nos démocraties que ces histoires de fesses sur Facebook… La
conservation des données de connexion (”logs“) a été
jugée anticonstitutionnelle par la cour constitutionnelle allemande,
ce mardi 2 mars 2010.
La cour constitutionnelle allemande a estimé que la loi n’était pas suffisamment transparente, qu’elle violait le secret des correspondances et n’encadrait pas suffisamment l’utilisation qui serait faite de ces données, que les mesures de sécurité censées les protéger étaient insuffisantes, que les motifs invoqués (la lutte contre la criminalité, le terrorisme et les menaces en terme de sécurité) n’étaient pas suffisamment clairs, ni proportionnés en terme de protection de la vie privée, et appelle donc à une destruction “sans délai” des données d’ores et déjà archivées. Elle a également estimé qu’il s’agissait là d’une “intrusion particulièrement sévère (dans la vie privée, ndlr), d’une ampleur que notre système légal n’avait jamais connu jusqu’à ce jour“. Près de 35 000 personnes, dont plusieurs personnalités politiques, journalistes, avocats, médecins, avaient saisi la cour constitutionnelle à ce propos, dans ce qui constitue le plus important recours collectif (”class action“) de l’histoire allemande. Speichergegner wollen EU-Spährichtlinie kippen Defending Privacy German High Court Limits Phone and E-Mail Data Storage Germany's top judges have ordered big changes to a new law on storing phone data. Germany's highest court has rejected a controversial law requiring data on telephone calls and e-mail traffic to be stored for six months for possible use by law enforcement. Data stored so far must be deleted immediately, and strict controls must be put in place before the law can come into force again. La conséquence la plus immédiate de l’arrêt est que les opérateurs de télécommunication doivent procéder sans délais à la destruction de l’ensemble des données stockées ! Les entreprises concernées ont immédiatement fait valoir les coûts liés aux investissements consentis, à perte, pour le stockage - dont les modalités techniques devront être repensées – et à l’incertitude juridique dans lesquelles elles sont plongées. Les autres « victimes » de l’arrêt sont les services de police, secrets et de sécurité, qui, dans l’attente d’une nouvelle loi, vont être contraints d’en revenir transitoirement aux méthodes de l’inspecteur Derrick… L’Accord commercial anti-contrefaçon (ACAC) — surtout connu sous sa dénomination anglaise : Anti-Counterfeiting Trade Agreement (ACTA) — fait l’objet de négociations depuis déjà plus de trois ans, en dehors de toute instance multilatérale officielle . Il touche à la liberté d’expression, à la santé, à la surveillance d’Internet, et à l’organisation du commerce mondial.Officiellement, le texte vise à renforcer la lutte contre les produits contrefaits. Cela implique le renforcement des contrôles aux frontières ou l’augmentation des peines, au risque de rendre « difficile le transit international de médicaments génériques à bas coûts pour les pays en développement », selon Mme Alexandra Heumber, de Médecins sans frontières (MSF). Ou de transformer les intermédiaires techniques d’Internet — fournisseurs d’accès et hébergeurs — en factionnaires du droit d’auteur, fermant les accès des internautes ou filtrant des sites en dehors de tout contrôle judiciaire. «
Les règles de l’ACTA et, plus généralement, de la
propriété intellectuelle ont un impact énorme sur
nos vies quotidiennes. Culture,
éducation, santé ou communication : peu de domaines ne seront
pas touchés par ces nouvelles règles »,
s’inquiète l’universitaire canadien Michael
Geist, qui en offre sur son blog un résumé..
... Las, les promoteurs zélés de la société de surveillance et des atteintes à la vie privée sont toujours aussi nombreux, et les Big Brother Awards se voient contraints, une fois encore, d’organiser la traditionnelle “Orwell Party“, pionnière de ces cérémonies de remises des prix qu’évitent soigneusement ceux-là mêmes qui y sont primés. Elle se déroulera le 29 mai 2010 à la Belle Etoile, QG de la compagnie de théâtre Jolie Môme, à Saint-Denis. Qui dit primés, dit candidats. La chasse est donc ouverte pour ficher, dénoncer, surveiller ceux qui nous fichent, nous dénoncent et nous surveillent, et récompenser ceux qui les combattent. L’équipe des BBA vous invite à participer à la grande traque. Un formulaire de nomination en ligne formulaire attend vos nominations..... ... Les logiciels d’espionnage de téléphones mobiles se mettent à la portée des particuliers. Conjoints, enfants, collègues : autant de cibles potentielles, malgré les restrictions législatives. L’espionnite via le mobile, c’est très mal mais qu’est-ce que c’est tentant… Dans un récent sondage TNS Sofres pour le compte de l’Association française des opérateurs mobiles (Afom), 80% des personnes interrogées s’offusquaient que l’on puisse espionner les SMS, les messages ou le journal d’appels de ses proches. Ce qui n’empêchait pas plus d’un Français sur quatre (27%) de reconnaître qu’ils avaient déjà cédé à cette peu glorieuse tentation... ... En France, le code pénal punit d’une peine pouvant aller jusqu’à un an de prison et 45 000 euros d’amende le fait de «capter, enregistrer ou transmettre sans le consentement de leurs auteurs des paroles prononcées à titre privé ou confidentiel». Le seul cas dans lequel la surveillance à distance d’un mobile ne semble pas illégale concerne l’espionnage de ses propres enfants mineurs... |
... On disait la gauche en panne
de projet ? Incapable de refaire son unité autour d’une thématique
renouvelée ?
De surmonter ses clivages internes
et de mettre au point des propositions originales et crédibles ?
Et Paris-Plage
alors ?
...Quel besoin, dans ces conditions,
de chercher à bricoler une nouvelle thématique, un projet,
des
propositions originales et crédibles ?
Pour séduire qui ? Les gens
d’avant ? ...
"On se rassemble,
on fait la fête entre nous, il n'y a pas de prise de tête".
"L'avenir
qui attend les jeunes semble tellement noir qu'ils ont envie d'en profiter
maintenant".
ni
de romanichels.
Métastases.
ici,
comme
ailleurs.
...
"Le principal objectif du prochain gouvernement devrait être d'envoyer
le plus d'enfants possible
dans
des internats et de les détacher progressivement de la vie qu'ils
mènent dans les camps roms".
"Sinon,
nous allons élever une autre génération de gens incapables
d'être utiles à la société",
a
ajouté (à trois mois des élections législatives)
devant la presse le chef du gouvernement de gauche.
La
Slovaquie compte plus de 600 communautés de Roms vivant sans électricité,
sans égout ni eau courante...
Métastases.
Beaucoup plus
que 12 % ou 12 régions !
De gauche
à droite de l'hémisphère reptilien.
| allo
maman bobo doudou...
Allô, t'es où ? Le gag - pardon, "l'innovation"
from
US, of course - de la journée : le
taser espion-téléphone enfant-ado.
«Il y a des parents qui veulent, à tout prix, maintenir le prestige de l'autorité et qui ne réussissent qu'à installer, dans leur foyer, le spectre hideux de la tyrannie. Ils font, de leurs enfants, des esclaves ou de sauvages petits rebelles.» (Tristan Bernard). PEUT-ETRE (mais très peu probable, autant dans les milieux de la gôche hébétée que ceux de la droâte béate, puisqu'il y est question - quelle horreur! - du droit des mineurs à - quelle ineptie! - une vie privée) ... quelques pistes utiles - quand même, au cas où, en cette période de glaciation primitive, de totale con-gélation des esprits (Ma-Grotte et MezEnfantsd'abord) - quelques pistes donc, prises dans les congères, de ... réflexion :
- la vie privée, point de vue des petits cons. "/.../les adolescents sont d’autant plus “blasés” par la notion de vie privée, et ont d’autant plus de mal à percevoir les risques posés par la “société de surveillance“, qu’ils ont eux-mêmes grandi en étant constamment surveillés par ceux qui, parents et enseignants notamment, affectent, dirigent ou contrôlent directement leur vie privée : "Leur panoptique personnel (administré par des personnes qu’ils connaissent et voient quotidiennement) est bien plus intrusif, menaçant, direct et traumatique que ne pourraient l’être des panoptiques gouvernementaux ou contrôlés par des entreprises privées. L’érosion de la vie privée commence à la maison, pas au niveau gouvernemental ou marchand. Et tant que nous ne trouverons pas un moyen d’offrir plus de vie privée à ces jeunes, dans leur vie intime, ils n’aspireront pas à plus de vie privée dans leurs vies publiques." /.../" (repris par Le Monde) "Les gamins se sont toujours préoccupés du respect de leur vie privée, c'est juste que ce qu'ils entendent par 'vie privée' est très différent de ce que cela représente pour les adultes", a-t-il expliqué. "En tant qu'adultes, nous pensons que notre maison est un espace privé... Pour les jeunes, ce n'est pas le cas. Ils ne peuvent pas contrôler qui entre ou sort de leur chambre. Pour eux, le monde en ligne est davantage privé, parce qu'ils ont davantage de contrôle sur ce qui s'y passe." Vous organisez un dîner en petit comité avec vos amis ce soir ? Prenez garde à ce que personne n'en fasse état sur Facebook ! Cela pourrait mal finir. C'est ce qui est arrivé à une lycéenne de La Baule vendredi 5 février 2010. Elle projetait une soirée chez elle à six. Ils se sont retrouvés entre 100 et 200 (les chiffres sont encore flous, c'est dire !), la plupart des personnes n'ayant évidemment pas été invitées. La raison ? Quelqu'un a eu la bonne idée de faire état du dîner sur Facebook, raconte le quotidien Presse Océan. Et tout le monde a rappliqué. Résultat : des débordements sur le palier, dans la cage d'escalier, l'organisatrice qui appelle la police, des objets volés, des tags sur les murs, une vitre cassée… Aux Etats-Unis, le nombre de jeunes de 12 à 17 ans tenant un blog a été divisé par deux depuis 2006. Ils préfèrent les mises à jour de statuts sur Facebook, mais ignorent Twitter. 14% des adolescents connectés à Internet disent désormais tenir un blog (Pew Internet & American Life Project - sept. 2009). C'est deux fois moins qu'en 2006, lorsque 28% des internautes de 12 à 17 ans interrogés affirmaient bloguer régulièrement. La part des adolescents qui commentent sur les blogs de leurs amis a aussi chuté en trois ans, passant de 76 à 52%. Les 12 à 17 ans n'ont pourtant pas délaissé Internet. Leurs centres d'intérêt ont évolué. Ils sont désormais 73% à utiliser des réseaux sociaux, principalement Facebook (400 millions de membres), contre 55% en 2006. En France, 45% des
internautes de 12 à 17 lisent des blogs, et 32% en animent (étude
Forrester
de janvier). En baisse par rapport à 2007 (72 % de lecteurs et 37%
de blogueurs à l'époque), ces chiffres font malgré
tout encore des jeunes Français, dont toute une génération
a été élevée aux «Skyblogs»,
parmi les plus assidus d'Europe dans ce domaine.
...Comme on le voit, le bilan culturel d'une session sur Chatroulette est assez contrasté. Être propulsé dans une grande roulette avec le monde entier pousse à toutes les outrances. Et avant de parvenir à une vraie conversation, on voit vraiment passer de tout: toutes les 10 connexions environ, un sexe d'homme; toutes les 20 connexions, un internaute portant un masque absurde; toutes les 100, une femme nue; et à la marge, une série de dérapages qui brassent toutes les déviances possibles de l'être humain (vidéos pédophiles, drapeaux nazis...) ... Le réseau, la connectivité permanente et les possibilités de participation semblaient pourtant la promesse de plus de démocratie. Chacun ayant désormais la possibilité de s’exprimer. Mais de là à faire entendre sa voix... Hello World, How I learned to stop listening and love the noise montre les limites du média participatif, projection monumentale composée d’une mosaîque de milliers de journaux intimes vidéos collectés surle net. Avec le web 2.0; toute voix peut désormais s’exprimer, mais il n’y a personne pour l’écouter. Chaque voix disparaissant dans un brouhaha informe. Apocalypse et ange déçu. (Expo) Le centre d’art Laboral, en Espagne, propose une vision du futur sombre et terrifiante. -
Internet est devenu essentiel pour l’exercice des libertés fondamentales. La liberté d'expression, liberté fondamentale s'il en est, implique désormais l'accès à internet. Internet permet une amélioration de la société. Le Conseil constitutionnel a très bien expliqué ce principe dans sa décision n° 2009-580 DC du 10 juin 2009 rejetant la loi Hadopi. Les Sages ont clairement affirmé que, selon la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, la "libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme" et qu'internet participe à la vie démocratique et l'expression des idées et des opinions... - Les Français sont confrontés à une instrumentalisation des peurs au sujet d'internet auxquels les discours du gouvernement et de la majorité UMP participent. L'UMP ne parle d'internet que comme une zone de non droit, une zone de dangers, un espace à dépolluer. Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, a déclaré le 15 décembre devant l'Assemblée nationale : "les trafiquants d’armes, de médicaments ou d’objets volés et les proxénètes ont trouvé refuge sur Internet, et les psychopathes, les violeurs, les racistes et les voleurs y ont fait leur nid". Chaque fois que la majorité ouvre la bouche pour parler d’internet, elle parle uniquement de ses dangers... |
Blake
Robbins, un élève de l'école Harriton, habitant à
Penn Valley, près de Philadelphie, vient de déclencher un
véritable scandale, déjà nommé le «WebcamGate»,
en accusant
les responsables de son école d'avoir activé à distance
la webcam de son portable pour l'espionner dans sa chambre. Cette
webcam est installée sur son MacBook, qui lui a été
attribué par l'école ainsi qu'aux autres élèves...
Tout a commencé en novembre dernier, quand Blake Robbins, âgé de 16 ans, s'est vu reprocher par l'un des responsables de l'école, M. Lindy Matsko, de s'être livré à des «pratiques impropres» à son domicile. ... Généralisons. La société tout entière est en train de devenir l'otage d'une accumulation inouïe de données, et d'images personnelles, favorisée par des techniques d'intrusion de plus en plus violentes, systématiques et radicales, le tout étant favorisé par une sorte d'idéologie crypto-calviniste, selon laquelle seuls ceux qui ont quelque chose à se reprocher ou à cacher peuvent vouloir exiger des lois fortement répressives et dissuasives contre toute atteinte à la vie privée. Les bonnes âmes, elles, n'ont pas besoin de telles lois. Elles préfèrent même collaborer au système de purification générale. ...
deux constatations.
La première est étayée par un analyste américain d'origine biélorusse, Evgueni Morozov. Il explique comment les régimes autoritaires disposant d'un minimum de compétences ont appris à exploiter le Web pour déstabiliser les réseaux de la dissidence. Qu'il s'agisse de la Russie, de la Chine ou de l'Iran, l'usage du Web fait désormais le jeu des États non démocratiques. Par ailleurs, nul ne l'ignore, le Web est un outil privilégié des groupes antidémocratiques, terroristes, négationnistes et tutti quanti. ... Seconde constatation : la «démocratisation» de l'accès au savoir rendue possible par Internet est largement un trompe-l'oeil. Symbole de cette «démocratisation», Wikipédia, qui reçoit chaque mois 330 millions de visiteurs. L'encyclopédie est très utile pour ceux qui ont reçu le bagage nécessaire pour lire entre les lignes, risquée pour les autres. En raison de la faiblesse de ses critères de validation, le site promeut une sorte de médiocratisation du savoir. Il est aussi une proie facile pour les individus ou les lobbies ayant des intérêts à défendre... ... « démocratique ». Le mot a acquis une valeur magique qui chloroforme les esprits. Il est utilisé à la fois pour désigner les traits qui distinguent un régime libéral d'un régime autoritaire (respect du droit de vote et des libertés publiques) et pour évoquer une sorte de droit de tous à tout (le droit de tous à manipuler le savoir, comme dans le cas de Wikipédia). En tout état de cause, notre propos n'est pas de prétendre qu'Internet serait par nature contre la démocratie (au sens premier du terme) mais de dénoncer l'idée qu'il opère forcément dans ce sens. Skins parties délurées, bécotages exhibitionnistes, généralisation du « plan à trois » ou groupes Facebook rivalisant de cynisme trash… Quand les adolescents de la génération 2.0 se lâchent, ils ne font pas semblant ! Ou peut être que si… Faut-il y voir une possible dérive perverse ou un microphénomène de mode ? ... Et la question du respect de l’autre, dans tout ça ? Selon Michel Fize, sociologue au CNRS et auteur de plusieurs ouvrages sur l’adolescence, elle ne se pose pas car « la nouvelle génération à un rapport désacralisé au corps. Il n’est plus l’objet de l’intime, considéré comme un bien que l’on doit protéger et ne pas livrer au premier venu. C’est au contraire un outil qui permet d’obtenir un certain nombre d’avantages, sexuels en particulier, et donc d’en exiger en retour. » ... ... Skins Party, une
fête inspirée de Skins, la
série télévisée anglaise déjantée
diffusée sur Canal + depuis 2007, mais surtout visionnée
par les jeunes sur le Web. Le feuilleton met en scène des adolescents
très dévergondés noyant leurs tracas familiaux, scolaires
et sentimentaux dans la drogue, l'alcool et le sexe. Un exemple? L'épisode
10 de la saison 1, une bringue monumentale où les langues chargées
de cachets d'ecstasy pénètrent aléatoirement dans
les bouches qu'elles rencontrent et où les teen-agers déguisés
en tout et n'importe quoi, dans un état éthylique prononcé,
s'abreuvent de démesure...
... Délaissant les blogs qui se sont en quelques mois « ringardisés », les lycéens et collégiens se sont en effet rués sur ce réseau social, qui a conquis à une vitesse prodigieuse l’ensemble de la planète : en France près de trois quarts des 13-17 ans se sont inscrits sur ce site, soit six fois plus qu’il y a un an. Quant aux plus jeunes, s’ils ne sont pas comptabilisés – Facebook étant interdit aux moins de 13 ans –, ils seraient de plus en plus nombreux à s’y précipiter, en mentant sur leur âge... Mouchard portable : un projet de loi en discussion devant le Parlement finlandais, et qui pourrait être repris au niveau européen, prévoit en effet d'autoriser les parents à suivre les déplacements de leurs enfants de moins de 15 ans, via leur téléphone portable, sans leur consentement. « Le serious game nous est apparu comme un bon moyen de capter l'attention des ados, qui sont peu réceptifs aux moyens de communication classique », explique le service de communication d'Internet sans crainte, un programme financé par l'Union européenne pour sensibiliser les jeunes aux enjeux du Web. Chaque épisode a pour thème un usage particulier du Net. Le premier, intitulé Fred, le Chat démoniaque, traite du sujet très sensible de la gestion de son image personnelle sur le Net, notamment au travers des publications sur les réseaux sociaux. Scénario et graphisme sont identiques au clip «je publie, je réfléchis» présenté il y a deux semaines à l'occasion de la Journée internationale de la protection des données personnelles. la vie de plus en plus réglementée des adolescents américains tend à leur faire utiliser les communications textuelles autant que les jeunes Japonais. ...S'exciter
par textos interposés, en s'envoyant des photos de soi, ou de
petits camarades, déshabillés, la pratique est appréciée
par les adolescents américains, mais peut aussi leur coûter
cher. Le «sexting», aussi appelé «sexto»
en France, est considéré comme un crime (felony en
anglais) dans plusieurs Etats américains,
«Les enfants d'aujourd'hui n'ont aucune pudeur, sentiment de honte, ni de vie privée. Ce sont des frimeurs, des putains de la célébrité, de petits vauriens pornographiques qui mettent en ligne leurs journaux intimes, numéros de téléphone, poésies stupides et photos cochonnes...» «Kids
today. They have no sense of shame. They have no sense of privacy. They
are show-offs, fame whores, pornographic little loons who post their diaries,
their phone numbers, their stupid poetry—for God’s sake, their dirty photos!—online.
They have virtual friends instead of real ones. They talk in illiterate
instant messages. They are interested only in attention—and yet they have
zero attention span, flitting like hummingbirds from one virtual stage
to another.»
(Emily
Nussbaum, journaliste New York Times)
![]() C'est l'effrayante conclusion de la première et seule étude sur le commerce de la pédopornographie qui soit sortie à ce jour. Car si des rapports alarmistes ont déjà été rendus sur les effets de bord du filtrage, curieusement, personne n'avait jusqu'ici pris le temps de s'intéresser aux modes de distribution de la pornographie enfantine... La Cnil s'est en revanche déjà prononcée sur la vidéosurveillance accrue par la Loppsi... - Tout le régime d'application et contrôle de la vidéosurveillance doit être revu. Le texte adopté à l'Assemblée confie ces missions à une Commission nationale de vidéosurveillance. Une Commission très proche du ministère de l'Intérieur, posant la question de l'indépendance. Nous réclamons un système où la Cnil serait en charge des contrôles sur les installations de ce type de dispositif lors d'une plainte ou pour toute nouvelle installation. Aujourd'hui, il est rarissime qu'un système de vidéosurveillance respecte tout ce qu'impose la loi. La très étrange Loppsi vient d'être adoptéeà l'Assemblée. Les mesures proposées slaloment maladroitement entre cadeaux aux lobbies du gadget inutile, hypersurveillance aveugle et un opportunisme électoraliste à la limite de l'arnaque. La vidéoprotection, dont on ne finit plus d'expliquer la très coûteuse inefficacité, est le pire de ces gadgets. Le préfet pourra imposer aux maires d'installer à leur frais l'inutile dispositif. 20 millions d'euros sont prévus pour aider les communes à s'équiper. Mais pour les coûts sur le long terme, qui vont aller plomber le budget des communes sur les dix prochaines années, personne ne sait encore qui va payer... ... Les pirates sont plus nombreux (+3%) depuis le vote d'Hadopi D’après une étude conduite par des chercheurs français, 15% d’utilisateurs du P2P y ont renoncé suite au vote d’Hadopi. Mais dans les faits le téléchargement s’est simplement reporté sur le streaming et l’hébergement de fichiers comme Rapidshare. En outre, les "pirates" seraient les premiers acheteurs de contenus légaux. Plusieurs études ont déjà contesté la pertinence de la riposte graduée pour lutter contre le piratage de musiques et de films. Selon une évaluation sur les premiers effets de la loi Hadopi publiée par des chercheurs de l'université Rennes 1 et le groupement d'Intérêt scientifique M@rsouin, l'impact du dispositif français serait peu perceptible. D'après les auteurs de l'étude (réalisée sur la base d'entretiens téléphoniques entre le 16 novembre et le 23 décembre 2009 auprès de 2 000 individus représentatifs de la population de la Région Bretagne), l'application d'Hadopi pourrait même produire un effet inverse à celui escompté... ... Les sociétés de perception, qui gèrent les droits des artistes et producteurs, n'avaient pas bonne réputation. Publié ces jours-ci, le rapport de la Commission permanente qui contrôle ces organismes ne va pas arranger les choses. Les rapporteurs jettent une lumière crue sur les rémunérations de leurs dirigeants. Accablant pour certains d'entre eux ! Un rapport qui devrait horrifier les artistes dont le travail nourrit la bête ... ... La situation est d'autant plus choquante que les artistes n'ont guère le choix. La loi les oblige à verser. Si bien que les sociétés de perception vivent sur une rente, "un quasi-monopole de fait sur le territoire national", note le rapport.
... Les sociétés de perception, qui gèrent les droits des artistes et producteurs, n'avaient pas bonne réputation. Publié ces jours-ci, le rapport de la Commission permanente qui contrôle ces organismes ne va pas arranger les choses. Les rapporteurs jettent une lumière crue sur les rémunérations de leurs dirigeants. Accablant pour certains d'entre eux ! Un rapport qui devrait horrifier les artistes dont le travail nourrit la bête ... ... La situation est d'autant plus choquante que les artistes n'ont guère le choix. La loi les oblige à verser. Si bien que les sociétés de perception vivent sur une rente, "un quasi-monopole de fait sur le territoire national", note le rapport. "... On constate cependant, comme pour la période précédente, que le taux d’affectation aux ayants droit représente de manière constante à peine plus de 40 % des sommes disponibles. Quant au rapport entre affectations et perceptions, il ne se situe qu’autour de 75 % et il est stable au cours de la période. On aurait pu s’attendre à ce qu’un meilleur traitement des opérations complexes de la répartition permît d’améliorer progressivement ce ratio et de réduire la masse des droits en attente d’affectation, sauf dans les cas de croissance rapide des perceptions. Or, il n’en a rien été. Le rythme d’affectation constaté n’a pas conduit à résorber les retards. Ainsi, la Commission permanente, comme dans son précédent rapport, appelle l'attention sur le caractère structurel du retard des affectations aux ayants droit..." [ le
rapport de la Cour des Comptes ] (pdf)
Archives
- Chaque année, la Société
des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM)
récolte 760 millions d'euros pour les redistribuer.
Bien que prévue par la
loi, l’éducation à la sexualité dans les écoles
à raison de 3 séances par an, reste rare. Il n’existe aucun
bilan officiel de l’application de cette loi, malgré une
circulaire
(2003) qui prévoyait de faire un point annuel…
Une tuyauterie archaïque qui fuit de partout. ... La ministre de la Santé se dit "frappée d'apprendre que deux tiers des filles de 3e pensent encore qu'on ne peut pas tomber enceinte lors du premier rapport sexuel". ... 11 % des plaintes reçues par SOS Homophobie en 2008 concernaient des insultes et des agressions commises dans le cercle familial. "S'il est bien un milieu où l'homophobie ne recule pas, c'est la famille", constate le président de l'association Bartholomé Girard. Un chiffre en augmentation de 36 % par rapport à l'année précédente. Aggravation du phénomène ou libération de la parole? Le nombre de cas concernant des mineurs a doublé depuis 2007. ... Après la chasse aux étrangers, la question de l'identité nationale, nous voilà sur celle de l'homosexualité avec l'interdiction par le ministre de l'éducation nationale de la projection du film d'animation le Baiser de la lune aux classes de primaire. A travers les propos du ministre et de certaines associations, de vieux démons nauséabonds remontent à la surface. Protégeons notre jeunesse ! Il est trop tôt au primaire pour parler de sexualité. Le problème, c'est qu'ensuite, au collège, il est trop tard, comme le constate le récent rapport remis par l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) à la ministre de la santé concernant la contraception et l'IVG chez les mineures. Dans une société qui expose, décompose, instrumentalise et consomme les corps à n'en plus finir, nous nageons ici dans une pudibonde hypocrisie. ... La success story commence il y a dix ans, quand Han Han, alors jeune lycéen de la banlieue shanghaienne, remporte un prix littéraire. Son premier roman - une satire cruelle du système éducatif - touche une fibre sensible chez les jeunes et devient un best-seller immédiat. Malgré son échec au bac, Han Han devient le porte-drapeau de ceux qu'on appelle en Chine « la génération post-80». Ces enfants uniques et choyés, nés après la réforme économique, sont réputés superficiels et nombrilistes, dénués d'idéal et de foi : « Mieux vaut ne pas avoir de foi que d'en avoir une aveugle et mal placée, qui vous pousse à opprimer et à tuer ceux qui ne sont pas d'accord avec vous, rétorque Han Han. La Chine n'a que trop donné dans ce genre de ferveur...» Le premier de ses 14 romans, « la triple porte » (San Zhong Men), a été publié en 2000 et est devenu un best-seller vendu à un million d’exemplaires. Il avait 17 ans. Il y décrit le malaise des adolescents au lycée et développe une critique acerbe et iconoclaste du système éducatif chinois, allant jusqu’à traiter de prostituées les professeurs qui « vendent » les heures supplémentaires et acceptent des pots de vin. Mais écrit-il, « les prostituées gagnent leur argent en procurant du plaisir à leurs clients, tandis que les professeurs, même s’ils sont plus cultivés, les ennuient ». |
...
Professeur
moderne, je me suis fixé l'objectif
d'aider mes élèves d'Argenteuil à "bien" chercher.
L'objectif est, pour être optimiste, difficile à atteindre.
En
voici les raisons.
Des raisons qui tiennent à l'institution. Le format des cours (55 minutes) laisse peu de temps et l'équipement n'est pas fait pour recevoir une classe (mes élèves étaient serrés comme des sardines). Ensuite, des raisons qui tiennent... aux élèves. Même s'ils se font fort d'être des experts, ils sont en fait assez mauvais en dehors des blogs et des sites sociaux (ce qui se comprend, d'ailleurs). Cet obstacle psychologique surmonté, il faut ensuite affronter des obstacles intellectuels : faire une recherche efficace demande du doigté (ce n'est vraiment pas facile), de l'intuition et de l'intelligence... ...Pour ma génération, l’ordinateur a été une conquête. On l’a vu arriver chez nous. Pour les étudiants d’aujourd’hui, ça existe depuis toujours. Ils baignent dedans, c’est leur univers et ils ne le remettent pas en question. La plupart ne sont pas intéressés par le fait d’utiliser l’ordinateur comme outil. Plus ça va, plus il devient un média. Moins on fabrique et plus on consomme. Et les jeunes sont essentiellement bons pour consommer et communiquer... ...Les jeunes se sentent-ils concernés par les questions autour d’Internet : loi Hadopi, filtrage, censure ? J’ai l’impression que non. Ils se demandent s’ils peuvent avoir des problèmes en téléchargeant quelque chose, mais il faut être honnête, souvent ils ne savent pas si c’est illégal ou non. Et c’est normal, car on leur offre gratuitement en permanence des choses que par ailleurs on essaie de leur vendre. Pour eux, c’est très confus. On ne peut pas se plaindre qu’ils manquent de repères quand dans le même temps on les désoriente constamment, par exemple en disant qu’un téléphone portable high-tech vaut cinquante centimes et qu’une chanson de Lady Gaga qui passe en boucle dans les supermarchés vaut 0,99 euro. Sinon, ils ne sont pas ultrasensibles aux questions de censure. Quand on leur raconte comment ça se passe en Chine, ils ne se sentent pas vraiment concernés. Comment cette génération «post-micro» va-t-elle faire évoluer le numérique ? La question, c’est de savoir si cette génération va être en mesure de maîtriser le développement des technologies. Je crains que non... .. Et pendant la séquence du conflit congolais (1998 à maintenant), les besoins en Coltan, avec l’explosion des consoles et des mobiles, ont littéralement explosé. Le plus dingue est que près de 80 % de la production de Coltan dans le monde provient d’une zone de guerre au Congo où des paysans sont contraints d’aller à la mine pour extraire un minérai qui peut valoir jusqu’à 300 dollars le kilo. Le Coltan est ensuite acheminé, financièrement blanchi, grâce aux organisations criminelles, pour finir dans les usines de composants...
-
Comment
peut-il avaler quatre pizzas surgelées micro-ondées à
17 h 30 ?
- Pourquoi veut-il aller
aux States ?
Et si les inquiétudes sur l’alimentation des jeunes Français étaient un peu exagérées ? Les résultats de la recherche AlimAdos (recherche sur le terrain auprès des jeunes et de leur environnement familial et social) invitent à renoncer aux idées reçues. "Informatique pour tous" (1985 ! ) ... il est urgent que les
enseignants introduisent – comme ils ont commencé à le faire
– les nouvelles technologies dans leurs salles de classe. «Sinon,
le fossé risque de grandir entre un apprentissage en classe ‘dans
la souffrance’ et un apprentissage à la maison ludique et intuitif»
Même le Portugal ou l’Espagne font mieux. « La France perd déjà des points de croissance parce que ses jeunes ne parlent pas bien anglais. Et dans les années à venir, 50 % de la richesse mondiale dépendra des nouvelles technologies » La France arrive en 24e place (sur 27) en Europe ! Avec 12,5 ordinateurs pour 100 élèves, 1 % d’écoles primaires équipées, 12 % des profs (surtout dans le secondaire dans les matières scientifiques) qui utilisent les nouvelles technologies pour un quart de leurs cours...(rapport de Jean-Michel Fourgous) ...Quand on analyse sérieusement ces obstacles, on mesure à quel point l'ambition d'un développement des TIC à l'école ne peut avoir de sens et d'efficacité que si elle est inscrite dans un grand projet éducatif moderne, neuf, démocratique, lui-même inscrit dans un projet de société qui ne se satisfait pas des indicateurs matériels, quantitatifs, financiers pour soutenir un développement éducatif durable, qui s'engage avec détermination vers le progrès et vers l'émancipation de l'homme, la personne et l'être social, et qui redonne de l'espoir chacun... |
"Bon
appêtit !"
disent-ils
... dans
40 ans, nous
n'aurons plus de poisson", a déclaré lundi
17 mai Pavan Sukhdev,
directeur de l'Initiative
pour une économie verte du Programme des Nations unies pour l'environnement
...
"Les
stocks de poissons sont actuellement pillés ou exploités
à un rythme insoutenable à travers le monde.
Il s'agit d'un échec
majeur de la gestion de nos ressources, cet échec prendra des proportions
monumentales si il n'est pas pris en compte rapidement."
Drogués
par la «junk food».
“This
is the most complete evidence to date that suggests obesity and drug addiction
have common neurobiological underpinnings”
Les mêmes mécanismes
du cerveau sont à l'oeuvre dans la consommation compulsive de nourriture
hautement calorique et dans la dépendance aux drogues
Les travaux de Paul Johnson
et Paul Kenny (Scripps
Research Institute, Jupiter, Floride) démontrent, chez le
rat,
que le développement
de l'obésité coïncide avec une détérioration
progressive de l'équilibre chimique du cerveau dans le circuit de
récompense
(aussi appelé centre
du plaisir), impliqué dans les addictions.
Les chercheurs ont offert
régulièrement à des rats de la nourriture hautement
calorique (bacon, saucisse, gâteau, chocolat)
en plus de leur nourriture
habituelle, plus saine mais moins appétissante.
Les
animaux ont rapidement développé l'habitude de se suralimenter
de façon compulsive,
consommant davantage de
nourriture grasse et calorique (junk food) jusqu'à devenir obèses...
... Les rats se mettent
à manger de manière compulsive, en absorbant deux fois plus
de calories que le premier groupe, et deviennent rapidement obèses.
L'accoutumance à
une suralimentation est étonnamment rapide :
Après seulement cinq
jours de régime de « junk-food », les rats perdent le
contrôle de leur alimentation, déclare Paul Kenny.
«
Un symptôme typique de la toxicomanie »...
La réglementation
européenne impose un étiquetage des aliments contenant plus
de 0,9% d'OGM.
Le
rejet des OGM par la majorité des consommateurs a permis de limiter
le nombre de ces produits étiquetés en France.
Cependant, encore beaucoup
de produits sont issus d'animaux nourris avec des OGM. Ils entrent alors
dans notre alimentation à notre insu.
Le
guide des produits avec ou sans OGM de Greenpeace cherche à pallier
les insuffisances de l'étiquetage
et donner aux consommateurs
une information leur permettant d'éviter les OGM dans leur alimentation.
| «
Dans ce menu, il n'y a pas de viande car l'élevage peut abîmer
notre planète » : en
proposant en mars un repas végétarien aux enfants de ses
cantines scolaires, la ville de Saint-Nazaire s'est attirée les
foudres
des syndicats d'agriculteurs FNSEA et Jeunes Agriculteurs.
... En France, 6 millions d'enfants fréquentent les cantines de la maternelle au lycée. "Le repas de midi représente 40 % des apports nutritionnels de la journée et doit être un repas équilibré", rappelle Marie-Line Huc, membre de l'AFDN. Contrairement aux idées reçues, "un repas équilibré ne coûte pas plus cher", assure Nicole Darmon, chercheuse en nutrition, qui a effectué une étude auprès de soixante-quinze écoles. Certes, les matières premières sont plus onéreuses mais, précise Mme Darmon, les quantités servies sont moindres, "alors que dans la restauration classique 30 % à 40 % des produits finissent dans la poubelle"... Les parents d’élèves de la FCPE attendent toujours que les pouvoirs publics légifèrent sur la qualité de l’offre alimentaire dans les restaurants scolaires. Malgré les promesses de la ministre de la Santé et de celui de l’Agriculture, rien ne vient depuis deux ans maintenant. Face au silence des sénateurs et des députés, aux reports d’année en année d’engagements en dehors de la bonne volonté des uns, la FCPE en partenariat avec l’ANDRM (association des directeurs de restauration municipale), et l’AFDN (association française des diététiciennes et nutritionnistes), le CENA et les acteurs du plan national nutrition santé ont décidé de lancer une nouvelle mobilisation sur tout le territoire. L’objectif est de permettre à tous les enfants de la maternelle au lycée : de bénéficier chaque jour d’un repas complet, varié, équilibré, composé de produits de qualité, de saison, de gouter une cuisine faite de produits simples, qui s’appuie sur les savoir-faire des équipes de la restauration. Cet équilibre est nécessaire et tous les acteurs reconnaissent que c’est une question de santé publique. Le WWF lance un "appel du 18 juin" pour soutenir le bio dans les cantines. "Comment un pays riche comme la France peut-il mégoter sur les 20 à 70 centimes supplémentaires d'un repas scolaire bio?" 75 % des parents souhaitent que l’on propose des plats bio dans les cantines. En 2009, un tiers des élèves y ont goûté contre 24 % l’année précédente. Et les parents déclarent être prêts à acquitter 7 % de plus pour un repas à la cantine scolaire s’il est composé de plats bio. ...
comment faire pour obtenir
une cantine bio pour ses enfants ? Se regrouper entre parents, en parler
au chef d’établissement, voir avec le maire, qui est responsable
de la restauration collective, les cuisiniers, les «acteurs locaux
de la filière biologique», comme on dit. Tâcher de convaincre
tout le monde que le bio, c’est aussi une manière de lutter contre
les problèmes liés à la suralimentation et à
la malbouffe.
Les produits issus de l'agriculture biologique ne sont pas meilleurs pour la santé que les aliments ordinaires. Telle est la conclusion d'une étude publiée dans Les Cahiers de nutrition et de diététique par deux chercheurs honoraires de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), spécialisés en nutrition humaine et sécurité alimentaire... ... À noter que le cuivre, le soufre, la roténone et l'huile de neem, parfois massivement utilisés par les producteurs bio pour lutter contre certains parasites, n'ont fait à ce jour l'objet d'aucune recherche… «Or ces produits que les gens croient inoffensifs parce qu'ils sont “naturels” peuvent être aussi toxiques que certaines molécules de synthèse» ... ... S'il se confirme que le fait de manger bio n'apporte pas de bénéfice évident pour la santé, en revanche, l'impact environnemental de ce mode de production est globalement meilleur, mais, encore une fois, contrasté... Les éco-délégués, grâce à un logiciel diffusé par la région Ile de France, ont pu prendre conscience que la répercussion de la nourriture en terme d’effet de serre était variable d’un aliment à l’autre. Ainsi, l’impact du porc est-il, de ce point de vu, bien moindre que celui du veau. Mais au fait pourquoi ? C’est la réponse à laquelle les éco-délégués devaient répondre, dans le cadre d’une recherche personnelle. Voici l’enquête, fouillée et richement illustrée, de deux élèves de 6e, Gabrielle et Alice ...
Rapport
FAO - Vers un élevage plus durable
18-02-2010 - "La situation mondiale de l'alimentation et de l'agriculture" Un éden tropical qui pourrait offrir jusqu’à 850 millions de barils par an, soit 20 % des réserves en hydrocarbures du pays. Mais, aussi, 100 000 hectares classés par l’UNESCO comme la plus grande réserve mondiale de la biosphère, car ils abritent 2 274 espèces d’arbres, 567 d’oiseaux, 80 de chauves-souris, 10 de primates, 105 d’amphibiens et plus de 100 000 espèces d’insectes à l’hectare ! C’est aussi le refuge de deux peuples indigènes, qui vivent en isolement volontaire – les Tagaeri et les Taromenane –, et de plusieurs milliers d’Indiens Huaorani. Mais la conservation du parc Yasuni n’est pas gratuite : l’Equateur demande à la communauté internationale une contrepartie financière équivalente à la moitié de ce que l’exploitation pétrolière lui aurait rapporté. Une enveloppe estimée à près de 6 milliards d’euros, selon les experts. “Ce ne sont pas des aides ou des subventions que l’on demande aux pays riches” Comme
le résume une microbiologiste : " Le microbe travaille gratuit.
Le vivant n'est pas brevetable. Le durable n'est pas rentable. La nature
a une gratuité qui est gênante aujourd'hui. "
Rendre la terre fertile à nouveau, retrouver un équilibre écologique doit passer par une volonté politique assez forte pour s'opposer aux lobbies agrochimiques. ... ... Le bombardement chimique sur un demi-siècle a stérilisé les sols, aboli la tourbe, détruit les équilibres fragiles de l’écosystème. Résultat : non seulement les paysages deviennent moches mais en plus on mange mal... ... Le système productiviste et polluant nourri aux subventions et aux engrais et béni par les syndicats agricoles a limité l’essor des aliments bio. Résultat la France se retrouve déficitaire et obligée d’importer chez ses voisins ce que ses consommateurs demandent. Une absurdité écologique et économique alors que faire du bio peut à la fois servir la planète et nourrir le producteur. "Voilà,
on vend nos vaches pour aller produire de l'énergie."
Paul Ariès
- La décroissance
- fév. 2010
Quelque 200 tonnes de café bio dorment dans un entrepôt de Guatemala Ciudad, empilées en sacs de 60 kilos. Cela a beau être l’un des meilleurs cafés du monde, Gerardo de León n’arrive pas à le vendre. “Je reçois tous les jours des appels d’acheteurs des Etats-Unis, qui me demandent si j’ai du bio à vendre”, explique de León, montrant du doigt un courrier avec offre d’achat à 1 euro les 500 grammes. “Puis je leur annonce mon prix : 1,40 euro le demi-kilo… et le café ne quitte pas l’entrepôt.” Bien trop cher, le bio en grandes surfaces! Une enquête UFC-Que Choisir révèle que les produits biologiques vendus par les enseignes sous leur propre marque (marque de distributeur ou MDD) coûtent en moyenne 57% de plus que les MDD conventionnelles. L'association fustige, exemples à l'appui, les marges «indécentes» réalisées par la grande distribution alimentaire sur ces aliments «verts». Comme le signale une récente étude de TNS Worldpanel, les «bio consommateurs» sont plutôt des couples de plus de 35 ans avec des revenus supérieurs à la moyenne. Pour TNS, contrairement à ce que prétendent les enseignes, les marques de distributeur bio n'ont pas «démocratisé» le marché. Leur clientèle est plus aisée que celle de l'offre standard. Des cadres et «bobos» en outre peu sensibles à la notoriété des grandes marques nationales, ce qui ouvre un vrai boulevard aux gammes de distributeur. Coût du gaspillage alimentaire Selon des études précédentes, pour l'ensemble des pays développés, le gaspillage alimentaire est évalué entre 30 et 40% de la production de nourriture. Chaque année, 40 % de l'alimentation disponible aux Etats-Unis est jetée selon une étude parue dans la revue scientifique PLOS One en novembre 2009. Ce gaspillage représente environ 48,3 milliards de dollars (32,5 milliards d'euros) et l'équivalent de 40 000 milliards de litres d'eau gaspillés, soit les besoins annuels de 500 millions de personnes. Au niveau mondial, 1/4 de la nourriture produite est jetée sans avoir été consommée. Des chiffres choquants lorsque l'on sait que 13% de la population mondiale souffre de sous-alimentation. Gaspillage alimentaire
dans le monde
The Progressive Increase of Food Waste in America and Its Environmental Impact «Pour extraire un kilo d’or, les orpailleurs illégaux utilisent 1,3kg de mercure, dont 30% se retrouve dans la nature. Et empoisonne toute le chaîne alimentaire, jusqu’aux Amérindiens.» La flambée des cours de l’or sur le marché mondial a relancé la ruée vers le métal précieux en Amazonie, notamment en Guyane. «Il faut lui demander d’où vient l’or qu’il vend, dans quelle condition il a été produit, avec quelle garanties sociales et environnementales», explique Romain Taravella, chargé du programme du WWF en Guyane. «Aujourd’hui, les bijoutiers, même ceux qui se sentent concernés, n’ont pas les moyens de répondre. Il n’y a pas de traçabilité.» WWF souhaite justement que la France prenne l’initiative d’un mouvement vers un or responsable. Et commence par faire en sorte que le code des impôts s’applique de la même façon en Guyane que sur le reste du territoire français, en obligeant à tenir un livre de police. Le WWF a ouvert un site dédié à cette question avec vidéos, documents et appel à signer une pétition contre l’orpaillage illégal. «La terre de Guyane ne sera plus violée impunément», promettait Nicolas Sarkozy, il y a un an, à Camopi, un village amérindien de ce département d’outre-mer, en annonçant un plan de renforcement de la lutte contre l’orpaillage clandestin. Mais pour les villages établis sur le fleuve Maroni, près de la frontière du Surinam, la situation n’a fait que s’aggraver et ils dépérissent, victimes de la pollution et de la violence provoquées par les garimpeiros, les chercheurs d’or clandestins. Le même droit à polluer pour tous (et qui pollue, paie) An
Equal Right to Pollute (and the Polluter-Pays Principle)
Bono
(groupe de rock irlandais U2) au New
York Times :
"Lors des récentes négociations sur le climat à Copenhague, il n’est pas surprenant que les pays en développement se soient refusés à freiner leur croissance, génératrice d’émissions de carbone; après tout, ils n’ont contribué que pour une part infime à créer le mégaproblème auquel le monde est aujourd’hui confronté. Une idée intelligente que j’ai entendue, et qui est une sorte de variation sur le thème du marché du carbone, c’est que chaque individu possède le même droit à polluer – et qu’il devrait y avoir un moyen de le monnayer. En vertu de ce principe, l’Ethiopien moyen peut vendre sa sous-pollution (il émet environ 0,1 tonne de carbone par an) à l’Américain moyen (environ 20 tonnes de carbone par an) et utiliser le produit de la vente pour pallier les effets du changement climatique (comme la sécheresse), scolariser ses enfants et les envoyer à l’université. En tant que vert modéré, j’aime cette idée, même si elle est controversée dans les milieux militants vert kaki. Eh oui, les vrais économistes préféreraient taxer le carbone à la source, mais pour l’heure la volonté politique fait défaut. Si cela ne tenait qu’à moi, je conclurais l’accord avant que les pays émergents n’exigent qu’il soit antidaté." |
Pour
profiter des productions à bas prix des pays émergents
et donner du pouvoir d'achat
aux Français sans augmenter les salaires,
la
France a préféré laisser s'opérer la désindustrialisation.
Des usines ont fermé
leurs portes, sans qu'il soit possible de l'interdire:
les entreprises doivent
pouvoir «respirer»,
c'est-à-dire adapter
leur stratégie au contexte, et par là leur outil industriel.
Mais surtout, les fleurons
de l'industrie française ont investi massivement à l'international,
et les conséquences
de ce désintérêt pour l'Hexagone a été
plus ravageur encore
que les fermetures d'usines,
dans la mesure où il n'y a pas eu de renouvellement de l'outil en
France.
La
moitié de pas beaucoup, ça fait plus grand chose
460.000
enfants ivoiriens victimes de la crise financière du PAM
Le
Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé avoir réduit
de moitié
les
rations alimentaires d'environ 460.000 écoliers et enfants ivoiriens
en raison d'un manque de fonds.
| et "Bonne
santé !"
disent-ils
Après la grippe A, ils sont sur la sellette. Prévisions erronées, doutes sur leur indépendance, ces spécialistes courtisés par les politiques et les médias sont-ils à la hauteur de leur renommée ? Après deux ans d'enquête, Stéphane Horel publie «les Médicamenteurs», un récit minutieux des liaisons dangereuses entre les laboratoires et les blouses blanches Le N. Obs..-Les experts se sont trompés dans leurs prévisions sur la grippe A. Et voilà que l'on découvre, en vous lisant, qu'ils sont souvent liés à l'industrie pharmaceutique... Stéphane Horel. - On nous avait annoncé des milliers de morts, il y en a eu en réalité 263, et on estime que les fabricants de vaccins ont engrangé dans cette histoire de 7 à 10 milliards de dollars... Cantines : les élèves restent sur leur faim. [étude de Consommation, logement et cadre de vie (CLCV) - Déc. 2009] Dans le secondaire, plus d’un élève sur deux (52.5 %) déclare avoir encore faim en sortant de la cantine. Près de 60 % des repas expédiés en moins de 20 minutes. 20 % des collégiens et lycéens passent plus de temps dans les files d'attente qu'à table. Les trois quarts des carcasses de poulet sortant des abattoirs européens sont contaminées par des bactéries. Le chiffre, alarmant, émane de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) et fait suite à une série d’analyses effectuées en 2008 sur des volailles issues de 561 abattoirs, dans 26 pays de l’Union. Selon l’enquête, 75,8 % des poulets étaient contaminés par des Campylobacter, et 15,7 % par des salmonelles. La France est loin d’être épargnée Premier producteur européen de volailles (avec plus de 821 000 t de poulets produits chaque année), la France est loin d’être épargnée. Soixante-seize pour cent des volailles analysées dans des abattoirs français contenaient des Campylobacter et 7,4 % des salmonelles. Ces bactéries qu’on trouve naturellement dans les tubes digestifs de certains animaux à sang chaud sont aussi présentes dans l’environnement autour des élevages. Or la salmonellose et la campylobactériose sont les « deux maladies de source alimentaire les plus fréquemment répertoriées chez l’homme », d’après l’Efsa. Elles se matérialisent le plus souvent chez l’homme par des crises de gastro-entérite. |
Un
tiers des enfants roms en République tchèque sont scolarisés
dans des écoles pour handicapés mentaux.
Cette
situation, contre laquelle s’élèvent de nombreuses associations,
finit par se retourner contre l’Etat qui doit en subir le coût
social et économique.
De récentes estimations
de la Banque
mondiale indiquent que les Roms coûtent chaque année
à la République tchèque pas moins de 16 milliards
de couronnes (640 millions d'euros). Ce ne sont pas tant les Roms, devrait-on
dire, que leur "inadaptation" à la société.
Selon les experts, ce phénomène a pour principale cause le
niveau d’enseignement, inférieur à la normale, que reçoivent
la plupart des enfants roms. Ils n’ont donc aucune chance de trouver un
emploi décent.
Et l’Etat perd de l’argent,
car les Roms sans emplois ne créent pas de valeur économique,
ne paient pas d’impôts et perçoivent des aides sociales.
Ce chiffre avancé
par la Banque mondiale ne prend pas en compte les "coûts annexes"
générés par la médiocre qualité de vie
des Roms socialement exclus, l’augmentation des tensions sociales, les
conflits ethniques, la criminalité, etc.
La
nouvelle loi qui vient d'être adoptée par le Parlement de
New Delhi ne sera pas facile à mettre en œuvre. Pour
autant, elle est historique.
Elle vise à garantir
un enseignement gratuit et obligatoire à tous les enfants âgés
de 6 à 14 ans, dans un pays où au moins 10 millions d'entre
eux n'ont jamais vu une salle de classe. «Ce sont les chiffres
du gouvernement. En réalité, en Inde, entre 70 et 80 millions
d'enfants en âge d'être scolarisés ne vont pas à
l'école» ...
... la nouvelle loi oblige
les écoles privées à réserver 25 % de leurs
capacités aux enfants pauvres. Le gouvernement leur a promis une
compensation financière,
mais elle ne sera sûrement
pas aussi lucrative que les droits d'admission et de scolarisation déboursés
par les parents aisés.
«Les chefs d'établissements
privés sont furieux, ils savent qu'ils ne recevront de l'État
que des cacahuètes» ...
... Nombre de sceptiques
prédisent d'ores et déjà que cette énième
loi restera lettre morte. Comme les autres, disent-ils, pointant
du doigt le Child Labour Act, qui a interdit, il y a quatre ans, le travail
des enfants. «C'était une très belle idée,
mais la loi n'a jamais été appliquée, lâche,
désabusé, Bhuwan Rhibu, l'un des responsables du Mouvement
pour la sauvegarde de l'enfance. Tant
que le travail des enfants existera dans ce pays, comment voulez-vous faire
pour rendre l'école obligatoire ?» ...
| ... Vingt
pays sur quarante-sept au Conseil de l'Europe ont déjà banni
les punitions physiques. Outre la Suède
il y a trente ans, d'autres, comme la Grèce, l'Espagne, la Roumanie,
l'ont fait plus récemment. Une dizaine encore s'y préparent.
« Le vote d'une loi est d'autant plus inévitable que la France a ratifié les conventions internationales des droits de l'enfant qui condamnent la violence à l'égard des mineurs. » ... ... 26 tribunaux de Bretagne, d'Ile-de-France et du Nord-Pas-de-Calais. L'échantillon est large - ces zones regroupent le tiers des naissances françaises - et les conclusions sont accablantes : de 1996 à 2000, 80 bébés de moins d'un an ont été victimes, selon la justice, d'une mort "suspecte d'être d'origine intentionnelle ou certainement violente intentionnelle" alors que les statistiques officielles de mortalité n'en signalent que 23... ... Pour lutter contre ce fléau, l'épidémiologiste plaide pour une politique volontariste associant un renforcement de la médecine scolaire, une formation de tous les professionnels et un soutien aux programmes de périnatalité. Mais elle doute que ce discours soit entendu par le gouvernement : la suppression récente du défenseur des enfants, le placement de bébés en zone de rétention, les restrictions répétées imposées au système scolaire ou le renforcement du volet répressif de la justice des mineurs lui laissent penser que la majorité actuelle pratique, à sa manière, une forme de "maltraitance d'Etat". ... Depuis plusieurs mois, des directeurs d’école refusent de ficher les enfants dans Base élèves, un fichier obligatoire qui fiche et immatricule tous les enfants à l’école. Ces directeurs subissent des retenues de salaire, des retraits d’emploi de direction et des mutations d’office. Le 10 décembre 2009, une intervention de trois rapporteurs de la Commission des droits de l’homme des Nations Unies auprès du gouvernement français confère le statut de défenseur des droits de l’enfant aux directeurs isérois qui refusent de remplir Base élèves. Cette intervention a lieu parce que ces directeurs d’école sont menacés dans le cadre de leurs fonctions en protégeant les enfants et parce que le gouvernement français n’a toujours pas donné suite aux sévères recommandations du Comité des droits de l’enfant des Nations Unies à propos de Base Elèves en juin dernier...
Plusieurs
dizaines d'associations ont dénoncé mardi les conditions
dans lesquelles les autorités françaises "rapatrient" des
mineurs isolés roumains dans leur pays,
souvent sans enquête préalable et sans suivi, alors que certains
sont victimes de traite des êtres humains. "Le premier accord
bilatéral franco-roumain de 2002 présente de graves carences
notamment dans les enquêtes préalables et le suivi du jeune
une fois de retour en Roumanie", a dit lors d'une conférence
de presse à l'Assemblée nationale Édouard Donnelly,
président de Hors-la-Rue, association qui a suivi en Ile-de-France
1.600 mineurs isolés roumains depuis 2002. "Nous
nous opposons encore plus fermement à l'accord de 2007 qui n'est
pas entré en vigueur, mais constituerait une régression supplémentaire".
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